Créé par Jonathan

La Quotidienne Halakhique

Qui est astreint au respect des parents ? (6/6)

Un fils ou une fille adoptif(ve) n'est pas soumis(e) aux règles de kiboud av vaem
proprement dites vis-à-vis de ses parents adoptifs mais il (elle) doit leur témoigner
du respect par reconnaissance.

Source : Yalkout Yossef - Respect des parents - פרק ו׳ החייבים במצות כיבוד אב ואם





Qui est astreint au respect des parents ? (5/6)

Il convient d'habituer les enfants, le plus tôt possible, à honorer correctement leurs
 parents. De plus, afin d'éduquer les enfants, les parents ne devront pas renoncer
à leur respect.

Source : Yalkout Yossef - Respect des parents - פרק ו׳ החייבים במצות כיבוד אב ואם





Qui est astreint au respect des parents ? (4/6)

Un homme marié,père de famille, et même d'un âge respectable, est soumis à
l'obligation d'honorer et de craindre ses parents.

Source : Yalkout Yossef - Respect des parents - פרק ו׳ החייבים במצות כיבוד אב ואם




Les Seli'hot : Rappel des Halakhot (2/2)

Comme nous l'avons vu, il est important lorsque l'on récite les seli'hot de les dire avec
ferveur, lentement, posément et avec beaucoup de soumission.

Avant de réciter les seli'hot, il faudra réciter les bénédictions du matin, y compris les
birkot haTorah, avant de lire les séli'hoth, car celle-ci contiennent des versets.

A la fin des seli'hot, on a l'habitude de sonner du chofar afin d'inciter au repentir.

En effet, le mois d'Eloul est le moment le plus approprié pour examiner sa conduite,
consacrer plus de temps et d'attention à l'étude et aux bonnes actions.

Bon courage à tous !



Les Seli'hot : Rappel des Halakhot (1/2)

Roch 'Hodesh Eloul aura lieu demain Samedi 18 et Dimanche 19 Août 2012. Dès
Lundi, les séfaradim commenceront les Seli'hot pendant 40 jours soit jusqu'à Yom
Kippour.

Voici un rappel des règles étudiées :

  • Pourquoi dire les seli'hot ?
  • Quand réciter les seli'hot ?
  • L'essentiel avant l'accessoire !




Jusqu'où doit aller la crainte des parents ? (4/4)

Comme nous l'avons vu dans l'introduction, Il est interdit de réveiller ses parents
même s'il en résulte pour eux une perte d'argent.

Il faudra donc veiller à ne pas faire de bruit lorsque ses parent dorment.

En revanche, on peut réveiller son père s'il nous l'a demandé explicitement ou si
on sait que son père serait heureux d'être réveillé afin d'accomplir une mitzva par
exemple (Chema, tefila, etc.)

Source : Yalkout Yossef - Kiboud av vaem : Chapitre 5




Jusqu'où doit aller la crainte des parents ? (3/4)

Cependant contrairement à la 2ème formulation, vue hier, qui est strictement interdite,
la première peut être autorisée, à condition de bien s'excuser, car de nos jours, nous
avons l'habitude de demander respectueusement quelque chose qui se trouve à table
à ses parents qui le comprennent et donc '"pardonnent".

Néanmoins, il est préférable de dire "où est le sel ?" plutôt que de leur demander
explicitement de le passer.

Source : Yalkout Yossef - Kiboud av vaem : Chapitre 5



Jusqu'où doit aller la crainte des parents ? (2/4)

Si le père ou la mère ont envie de servir leur fils, il doit les laisser faire pour respecter
leur volonté. En revanche, il ne doit pas leur demander explicitement de le servir.

Par exemple, au cours du repas, il ne faut pas demander à ses parents de nous passer
quelque chose même en s'excusant (ex : "excuse-moi Maman, peux-tu me donner le
sel, s'il te plaît?") et encore moins le leur imposer en utilisant l'impératif (ex: "donne-moi
le sel s'il te plait papa").

Source : Yalkout Yossef - Kiboud av vaem : Chapitre 5




Jusqu'où doit aller la crainte des parents ? (1/4)

Voici l'exemple que donne la Guemara pour illustrer jusqu'où va l'obligation de Kiboud
ad vaem :

Si le fils est en train de présider une grande assemblée et que sa mère et son père arrivent,
lui déchirent ses vêtements, le frappent à la tête et lui crachent au visage, le fils n'a pas le
droit de les humilier. Il doit garder le silence, ne pas médire sur leur compte et craindre
Hachem qui en a décidé ainsi.




Contredire ou Approuver les paroles de ses parents (2/2)

Cette interdiction n'est effective que dans le domaine profane. Dans le domaine de la
Torah ou de la halakha, on a le droit de contester l'opinion de son père ou de suivre
une opinion contraire.

En revanche, il faudra, avant, s'assurer de la solidité de ses sources et s'exprimer
respectueusement.

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5





Contredire ou Approuver les paroles de ses parents (1/2)

L'interdiction de contredire ses parents et à l'inverse d'approuver leurs paroles,
relève de la crainte des parents. En effet, on leur manquerait de respect en montrant
qu'on est plus apte qu'eux à décider de la justesse de leurs propos.

En revanche, dire lorsque son père n'est pas présent : "ce que dit mon père me semble
plus juste que ce que vous dites.." n'est pas décider de la justesse des paroles de son
père mais au contraire l'honorer.

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5





Comment manifester de la crainte pour ses parents ? (4)

Lorsqu'on invite ses parents pour Chabbat, il convient de placer son père en tête de
table afin de l'honorer. On lui donnera l'honneur de réciter le Kiddoush. Concernant
le Motsi, certaines opinions disent que c'est au maître de maison de rompre le pain
mais aujourd'hui on ne s'en soucie plus et on donnera également cet honneur à son
père.

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5




Comment manifester de la crainte pour ses parents ? (3)

Lorsque les parents sont absents, il est interdit de dormir dans leur lit. Même s'y asseoir
est un problème. Il faudra donc que les parents nous invitent expressément ou nous autorisent
à nous y asseoir en leur absence.

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5





Comment manifester de la crainte pour ses parents ? (2)

Après le décès de son père, le fils pourra s'asseoir à sa place, à la maison ou à la
synagogue. C'est un honneur pour le père que le fils occupe sa place après son
décès comme il est dit : "Tes fils remplaceront tes ancêtres" (Tehilim 45-17)

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5





Comment manifester de la crainte pour ses parents ? (1)

En ne s'asseyant à leur place, par exemple, à la maison, au bureau ou à la synagogue.
L'interdiction est précisément de s'y assoir. On pourra donc s'y tenir debout ou même
grimper sur la chaise pour atteindre un objet placé en hauteur.

Source : Yalkout Yossef, Kiboud av vaem Chapitre 5

Le respect des parents en Parole

En parole, respecter ses parentsc'est leur parler calmement, avec douceur et humilité.
En revanche, Il n'est pas nécessaire de les vouvoyer.

Si on est amené à s'occuper de ses parents (qu'on les nourrit, les entretient, ...),
il est nécessaire de le faire avec joie et affabilitévia des paroles douces et prévenantes
pour ne pas perdre le salaire de la mitsva.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem



Le respect des parents en Pensée

Le respect des parents en penséeconsiste à ne pas mépriser ses parents dans son
cœur et les honorer en apparence. On doit les considérer comme des personnes
importantes, même s'ils ne le sont pas pour les autres.C'est l'essentiel de l'honneur
des parents.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem




Le respect des parents en Acte (2/2)

Malgré qu'il soit interdit de saluer quelqu'un avant la prière du matin,si on rencontre
son père avant la prière,le fils pourra lui dire bonjour.

De même, si ses parents voyagent à l'heure de la prière du matin,le fils devra les
accompagner ou aller les accueillir à l'aéroport avant de faire sa prière car ce serait
les humilier que de s'en abstenir.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem





Le respect des parents en Acte (2/3)

Le respect des parents se décompose en 3 parties : acte, parole et pensée.

En acte, cela consiste à leur donner à manger, à les habiller, en se promenant avec eux.
De plus, le fils à l'obligation de les servir ou de veiller à les faire servir.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem





Kiboud Av Vaem : Définition (8/8)

En général, pour les mitsvot de l'homme envers hashem,il est nécessaire d'avoir
l'intention de réaliser la mitsva (kavana) pour être vraiment acquitté de la mitsva.

Certains disent qu'il en est de même pour le kiboud av vaem, parce que cette mitsva
est à la fois une mitsva vis-à-vis d'autrui (qui ne nécessite donc pas de kavana) et vis-
à-vis d'hachem d'où la nécessité d'avoir la kavana de respecter ses parents.Il faudra
donc penser lorsqu'on sert ses parents : «je respecte mes parents avec l'intention de
faire cette mitsva dekiboud av vaem».

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem



Kiboud Av Vaem : Définition (7/8)

Avant de réaliser une mitsva(porter les tsitsit, mettre les tephiline, acquerir un loulav,
fixer une mezouza, etc.),on a l'habitude de bénir Hachem par une berakha. Mais pour
différentes raisons, on ne récite pas de bénédiction avant de réaliser la mitsva dekiboud
av vaemcar les sages n'ont pas institué de berakha sur unemitsva dite rationnelle, ni sur
les mitsvot vis à vis de son prochain, ni sur une mitsva dont on est astreint en perma-
nence (sans interruption), etc...

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem




Kiboud Av Vaem : Définition (6/8)

Celui qui n'a plus de père ou de mère, has vechalom, observera la mitsva de kiboud
av vaem en honorant leur memoire. On s'efforcera également d'honorer les personnes
âgées, les érudits en Torah ou un aîné de la même façon qu'on aurait dû honorer ses
parents. Ce sera comme si on les avait, d'une certaine manière, honoré.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem



Kiboud Av Vaem : Définition (5/8)

Toutes les règles concernant le respect des parents sont valables envers son père comme
sa mère et il n'y aucune différence à faire entre ses 2 parents.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem
 
 
 

Bein Hametsarim 2012

Aujourd'hui, nous entrons avec le jeûne du 17 Tamouz dans une période appelée
"Bein Hametsarim"qui durera jusqu'au jeûne du 9 av, qui a lieu cette année le
Dimanche 29 Juillet 2012.
 
Cette année, le 9 av tombant Chabbat, il est repoussé au Dimanche, ce qui a des
incidences sur le déroulement de cette période :la semaine de Ticha Béav avant
le jeûne du 9 av n'aura pas lieu et il faudra faire preuve d'organisation pour
samedi après midi.
 
 
 
 
 
Jeûne du 17 Tamouz 5772
 
Le 17 Tamouz tombant cette année un chabbat est repoussé au 18 Tamouz. C'est
pourquoi nous jeunerons Dimanche.

Chabbat Chalom et Tsom kal.
 
 
 

Kiboud Av Vaem : Définition 4

Chacun a l'obligationchaque année,d'étudier à nouveau les halakhot sur le kiboud
av vaem, même si on les connait déjà, en raison de l'importance et de la gravité
de cette mitsva.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem
 
 
 
 
 

Kiboud Av Vaem : Définition 3

Etant très importante,la mitsva de kiboud av vaem n'a pas de limite et celui qui multiplie
les signes d'honneur vis à vis de ses parents estdigne d'éloge,s'assure la longévité dans ce
mondeet dans l'autre, ainsi quela richesse et la réussite dans tous les domaines. Il méritera
également queses enfants l'honorent jusqu'à la fin de ses jours.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem
 
 
 
 
Kiboud Av Vaem : Définition 2

Comme nous l'avons vu hier, le commandement d'honorer ses parents est "classé"
dans la partie des mitsvot envers Hachem. Nos Sages enseignent qu'il y a 3 associés
dans la creation de l'homme : Hachem, le père et la mère. Il faut donc faire très
attention à l'honneur et à la crainte de ses parents car ils sont assimilés à l'honneur
et à la crainte d'Hachem.

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem,
Définition
 
 
 



 
Kiboud Av Vaem : Définition

Il est écrit dans la Torah (Chemot 20, 12) : "Tu honoreras ton père et ta mère". C'est
donc une mitsva positive de la Torah (comme nous l'avons vu dans l'introduction).

Les dix commandements sont inscrits sur 2 tables, cinq commandements sur chacune.
NLa première contient les lois concernant les rapports de l'homme avec Hachem et la
seconde, les lois concernant les relations entre l'homme et son prochain. Or, le respect
des parents figure sur la première table. Cela souligne l'importance que D. donne à
l'honneur qu'Il veut nous voir accorder à nos parents.

 

Source : Choulkhan Aroukh Yoré dé'a, siman 240, ש״ע יו״ד סימן ר״מ | Yalkout Yossef, Kiboud av vaem,
Définition | 'Houmach Artscroll, Parachat Yithro 20, 12





Kiboud Av Vaem : Le respect des parents allonge la vie !

Le Cha'arei Aharon nous explique en quoi la longévité est une juste rétribution du
respect des parents. Dans la parachat Toledoth, il est dit à propos des épouses de
'Essav (filles de 'Heth) : "Elles furent une amère affliction pour Yits'hak et pour Rivka".
C'est la raison pour laquelle Rivka dit à son mari Yits'hak : "Si Ya'acov prend une
épouse parmi les filles de 'Heth … à quoi bon vivre ?" Cela nous montre que lorsque
les enfants refusent d'obéir, la vie n'a plus de valeur pour les parents.

En revanche, en respectant leur volonté, ils les honorent et cela leur donne le goût à
la vie. C'est pourquoi D. rétribue les enfants selon leurs actes et leur ajoute également
des années de vie.

 

Source : kiboud av vaem : Cha'arei Aharon (Chemoth 20,12
 
 
 
 
 

Kiboud Av Vaem : Quelques exemples (2/2)

Dans la Guémara, traité Berakhot, les sages rapportent que seuls 3 hommes sont
nommés Avot (père) : Avraham, Yits'hak et Ya'acov. Pourquoi ? Car ces trois patria-
rches ont honoré leurs parents de façon magistrale.

Avraham, malgré le fait que son père soit idolâtre, demanda à Hachem, lorsqu'il lui
ordonna "Va-t-en de ton pays", "Devrais-je partir et abandonner le kiboud av vaèm ?"
C'est pour cette raison que la Torah mentionne la mort de Tera'h, avant le départ
d'Avraham.
Yits'hak honorait son père au point de lui obéir même lorsqu'il était prêt à le sacrifier
pour Hachem. Ya'acov agit contre son gré afin d'obéir à sa mère lorsqu'elle lui demanda
de devancer Essav pour obtenir la bénédiction du premier né.
 
C'est parce qu'ils ont honoré au plus haut point leur parents qu'ils ont eu le privilège
d'être appelé Avot par tous leurs descendants. Telle est la juste rétribution : celui qui
honore ses parents, mérite que ses enfants l'honorent à son tour.

Source : kiboud av vaem : Massekhet Berakhot 16a

 
 
 
Kiboud Av Vaem : Quelques exemples (1/2)

Dans le traité Kidouchine, la Guémara rapporte plusieurs histoires de Sages confrontés
au kiboud av vaem :

Lorsque la mère de Rabbi Tarfon désirait monter sur son lit, il lui servait de marche pied !
Quand il s'en félicita au Beth Hamidrach, les Sages lui répondirent : "Tu n'as pas atteint
la moitié de ce que demande l'honneur des parents !" puisqu'il avait précédemment
humilié sa mère quand elle jeta une bourse remplie de pièces à la mer.

Rav Yossef lui s'exclamait dès qu'il entendait le bruit des pas de sa mère : "Je vais me
lever devant la Chekhina qui arrive".

 

Source : kiboud av vaem : Traité Kidouchine 31b
 
 
 
 
 

Kiboud Av Vaem : Faire la volonté de ses parents (3/3)

Il est fréquent que lorsqu'une mère donne un ordre à son enfant, il se rebelle, prétextant
que c'est toujours à lui et jamais aux autres qu'elle présente ses requêtes. L'enfant devrait
au contraire s'empresser d'obéir à sa mère avec un profond sentiment de joie d'avoir
mérité d'accomplir une mitsva si grande et si précieuse qui lui assure une récompense
dans ce monde comme dans l'autre.

Source : kiboud av vaem:Traité Kidouchine 29a





Kiboud Av Vaem : Faire la volonté de ses parents (2/3)

Le Méïri et le Séfer haYeréim écrivent que "la crainte et l'honneur des parents n'ont
pas de limites. Plus on s'y applique, plus on est digne de louanges."

Source : kiboud av vaem:Méïri (Kidouchine) et Séfer haYeréim, mitsva 222





Kiboud Av Vaem : Faire la volonté de ses parents (1/3)

Il est très important pour un fils avisé de comprendre ce que désirent ses parents et
de faire leur volonté.Par exemple, si D. lui a accordé des richesses et que son père
est démuni, il l'entretiendra et assurera tous ses besoins de bon coeur, avec de dou-
ces paroles et beaucoup de respect.

Source : kiboud av vaem:Yalqot Yossef






Kiboud Av Vaem : Avoir de la reconnaissance et de la gratitude (4/4)

De plus, le 'Hayé Adam rapporte que l'obligation de respecter ses parents découle
aussi de celle de rembourser une dette car les enfants doivent rendre à son père
ou sa mère les bienfaits qu'ils lui ont prodigués. Un des aspects de ce remboursement
est de rendre le profond amour qu'ils leur ont témoigné.

Source : kiboud av vaem:'Hayé Adam :Nichmat Adam : règle 16, chapitre 1





Kiboud Av Vaem : Avoir de la reconnaissance et de la gratitude (3/4)

Le Matok Midevachdit : "Si un homme honore son père et sa mère, ses enfants
l'honoreront lui aussi. Mais s'il traite leur honneur à la légère, il sera lui aussi
humilié par ses enfants…"

Source :kiboud av vaem :Matok Midevach, chapitre 7






Kiboud Av Vaem : Avoir de la reconnaissance et de la gratitude (2/4)

Afin de témoigner à ses parents l'honneur qui leur incombe, il est écrit qu'il faut
les considérer comme d'importantes personnalités.Grâce à cela, on les honorera
en paroles et en actes. En revanche, il est dit de quiconque méprise ses parents
en pensée, en parole ou en actes, les contredit, s'assied à leur place, etc… :

"Maudit soit celui qui traite son père ou sa mère avec mépris".

Source :kiboud av vaem :Séfer 'Harédim chapitre 1 des mitsvot dépendant du coeur, 34







Kiboud Av Vaem : Avoir de la reconnaissance et de la gratitude (1/4)

Le 'Hinoukhnous donne une raison au commandement d'honorer ses parents : "L'une
des racines de cette mitsva, c'est que l'homme doit avoir de la reconnaissance et de la
gratitude envers celui qui lui fait du bien et non se montrer ingrat car c'est un grave
défaut qu'Hachem déteste. En acquérant cette qualité envers ses parents, il apprendra a
ussi à reconnaitre la bonté de D. son créateur [...] et disposera son esprit à comprendre
avec quel soin il doit le servir".

Source :'Hinoukh : Kiboud av vaem - mitsva 33






Kiboud Av Vaem : Comparaison avec Hachem (3/4)

Les sages disent également qu'il y a trois associés pour la formation d'un enfant : Hachem, le père et la mère. Lorsqu'on respecte ses parents, Hakadoch Baroukh Hou déclare : "C'est comme si je résidais parmi eux et qu'ils M'honorent." Mais quand on fait de la peine à ses parents, Il déclare : "Bien m'en a pris de ne pas habiter parmi eux ! Si j'habitais avec eux, ils me feraient de la peine !".

Source : Yalkout Yossef

 
 
 
Kiboud Av Vaem : Comparaison avec Hachem (2/4)
 
Le Rambam écritdoncquel'honneur des parents est une importante mitsva positive puisque la Torah la compare à l'honneur et à la crainte d'Hachem, et que tout comme D. a prescrit d'honorer Son nom et de Le vénérer, Il a ordonné à chacun d'honorer ses parents et de les craindre.
 
Source : RambamHilkhoth Mamrim, chap 6, halakha 1
 
 
 
 
 
 
 
Kiboud Av Vaem : Comparaison avec Hachem (1/4)
 
Nous apprenons d'après Rabbi que l'honneur des parents est précieux "aux yeux" du Créateur puisqu'il compare leur honneur et leur crainte à son honneur et à sa crainte, et leur outrage à son outrage, etc… Comme l'explique le Meïri sur le traité Kidouchine : "Le même châtiment sanctionne l'outrage des parents et l'outrage de D."
 
Source : Mekhilta (Yithro, paracha 8) -p.49
 
 
 
 
 
 
Le Respect des parents – Kiboud Av Vaem : Une mitsva rationnelle
 
Il y a un principe essentiel dans la Torah : Afin de tirer l'intégralité du salaire d'une mitsva, il est essentiel d'observer les mitsvot rationnelles (appelées Michpatim, en opposition à 'Houkim (catégorie de mitsvot que l'homme ne peut comprendre) uniquement par obéissance parce que c'est Hachem qui nous l'ordonne et non parce que la raison le commande.
C'est pour cela qu'il est écrit dans la Parachat Vaet'hanan (où l'on y répète les dix Commandements) : "Honore ton père et ta mère comme te l'a ordonné Hachem ton D." : ce qui signifie ne les honore pas parce que ta raison te le commande, mais parce que D. te l'ordonne.

Source : Yalqout Yossef - Kiboud Av Vaem
 
 
 
 
 
 
Réciter toutes les bénédictions du matin d'un seul coup
 
Nous avons le minag (habitude) de réciter toutes les bénédictions du matin sans interruption depuis Acher Yatsar, si on a été aux toilettes sinon depuis Eloquaï Nechama jusqu'à la fin des Bénédictions de la Torah.
 
 
 
 

Le Respect des parents – Kiboud Av Vaem : Introduction

Chers amis,

A présent, nous allons commencer l'étude d'un nouveau thème partiellement connu et pourtant très important: le respect des parents, 5ème des 10 commandements.

Afin de pouvoir saisir et bien comprendre ce sujet, en guise d'introduction, nous rapporterons les différentes définitions du "kiboud av vaem" données par les Sages à travers l'histoire avant d'étudier plus précisément les halakhot pratiques.

Dans le traité Kidouchine à la page 31a, la Guémara rapporte une question posée à Oula : Jusqu'où va l'honneur des parents ? Il répondit : Voyez donc ce qu'a fait un non-Juif d'Ashkelon appelé Dama ben Netina : Les sages de l'époque désiraient lui acheter une pierre précieuse (destinée à l'efod : pectoral porté par le Cohen Gadol composé de 12 pierres précieuses) à un prix extrêmement élevé, mais il refusa parce que la clé du coffre se trouvait sous l'oreiller où son père s'était endormi et qu'il ne voulait pas le réveiller. Hachem le récompensa l'année suivante lorsqu'une vache rousse naquit dans son troupeau. Les sages achetèrent la vache au même prix que ce qui été proposé pour la pierre précieuse.


Source : Masse'het Kidouchine

 
 
 
 
 
Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (8/8)
Malgré que les femmes ne soient pas soumises à l'obligation d'étudier la Torah, elles réciteront quand même les bénédictions de la Torah car elles sont tenues d'étudier les lois qui les concernent.
 
Source : Yalqout Yossef - Birkot Hatorah + Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א + Choulkhan Aroukh Chapitre 46 ש''ע סי' מו
 
 
 
 
 
 

Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (5/8)

Si on a oublié de réciter les bénédictions de la Torah, on ne pourra plus les
réciter après la tefila de Cha'haritcar on s'en acquitte dans cette tefila en disant
dans les bénédictions du chéma le passage "Ahavat 'Olam"(où l'on demande à
Hachem de nous aider à comprendre sa Torah afin de l'étudier et de l'enseigner).
 
Lorsque l'on récite sa téfila du matin et qu'on s'aperçoit qu'on a oublié les béné-
dictions de la Torah. Si on se trouve :

avant"Baroukh chéamar", on pourra les réciter entre 2 paragraphes de la tefila.

après"Baroukh chéamar", on pourra les réciter juste aprèsYichtaba'h(car on ne doit
pas s'interrompre entreBaroukh chéamaretYichtaba'h).
 
Si on s'en aperçoit après avoir commencé les bénédictions duChéma, alors on ne
pourra plus les réciter car on s'en acquittera comme vu ci-dessus.
 
Source : Yalqout Yossef - Birkot Hatorah
 
 
 

Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (4/8)

Si on ne se souvient plus avoir récité les bénédictions de la Torah, on ne les
redit pas.On essaiera d'écouter les bénédictions de la Torah d'une autre per-
sonne pour s'en acquitter.

Source : Yalqout Yossef -Bircot Hatorah

 
 
 
 
Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (3/8)
Les bénédictions de la Torah que l'on récite directement après les bénédictions
du matin, sont très importantes. En effet, elles nous permettent d'étudier la Torah
toute la journée sans avoir à refaire cette bénédiction. Il faut donc les dire avec
beaucoup de soin et de concentration et penser à s'acquitter pour la journée.
 
Afin qu'elles ne soient pas dites en vain le matin, nos sages ont institué de lire
quelques versets de la Torah(ce sont les versets de la Bircat Cohanim qui suivent
les birkot HaTorah du matin dans vos siddour).
Source : Siddour
 
 
 
 
 

Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (2/8)

Les sages ont institué des birkot haTorahà réciter une fois par jour, le matin,
afin d'exprimer notre reconnaissance à Hakadoch Baroukh Hou d'avoir été
choisis parmi tous les peuples pour recevoir laTorah. Dans cette prière, nous
demandons également à Hachemde pouvoir jouir de sa Torah, nous et nos
descendants.
 
Source : Siddour
 
 
 
 
 

Birkot haTorah – Bénédictions de la Torah (1/8)

L'étude de la Torah étant une mitsva essentielle et bénéfique, nous devons,
avant de pouvoir en profiter, bénir Hachem pour nous avoir donner le mérite
d'étudier Sa Torah.
 
Avant d'avoir réciter les birkot haTorah le matin, il est donc interdit d'étudier
la Torah Écrite ou Orale ou même d'écouter des paroles de Torah. On pourra
cependant méditer sur des paroles de torah ou y penser mais sans les dire ou
les lire.
 
Source : Choulkhan Aroukh ש''ע סי' מו,ט +Ben Ich 'Haï, Vayechev 12
 
 
 
 

Birkot haTorah – Bénédiction de la Torah (1/8)

L'étude de la Torah étant une mitsva essentielle et bénéfique, nous devons,
avant de pouvoir en profiter, bénir Hachem pour nous avoir donner le mérite
d'étudier Sa Torah.
 
Avant d'avoir réciter les birkot haTorah le matin, il est donc interdit d'étudier
laTorah Écrite ou Orale ou même d'écouter des paroles de Torah. On pourra ce-
pendant méditer sur des paroles de torah ou y penser mais sans les dire ou les lire.
 
Source : Choulkhan Aroukh ש''ע סי' מו,ט +Ben Ich 'Haï, Vayechev 12
 
 
 
 
 
 
 
Birkot Hacha'har – hama'avir ‘hévlé chéna mé'énaye…

…hama'avir 'hévlé chéna mé'énaye outnouma m'af'apaye.

Il parait évident qu'après avoir dormi, on soit reposé ! Pourtantêtre revigoré et
reposé après avoir dormi estun réel bienfait qu'Hakadoch Baroukh Hounous ap-
porte chaque jour.
 
A travers cette bénédiction, on remercie donc Hachem de nous avoir donné un
repos réparateur.
 
Source : Siddour du 'Hidda
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – …chétatsileni hayom…

Yehi Ratson [...] chétatsiléni hayom...
... préserve moi aujourd'hui...

C'est une prière afin d'être préservé et protégé de toutes les choses négatives
qui peuvent nous arriver durant cette nouvelle journée.
 
Cette prière a été composée et instituée par Rabbi Yéhouda Hanassi (qui est le
compilateur de la Mishna)
 
Source : Siddour du 'Hidda, Siddour Pata'h Eliyahou
 
 
 
 
 
 
 

Chavou'ot 5772 (6/6)

Nous exprimons la sainteté d'un jour de Chabbatou de Yom Tov par le Kiddoush.
Quand Chabbat et Yom Tov se succèdent, il faut attendre que le premier se termine
pour rentrer dans le deuxième. Une des raisons est que la havdala (avec uniquement
la berakha sur la flamme dans notre cas) qui sépare les 2 jours et qui sera faite
cette année dans le Kiddoush de Yom Tov, ne pourra être faite qu'après la fin de Chabbat.
 
C'est pourquoi, il faudra attendre la fin de Chabbat pour pouvoir faire le Kiddoush du
premier jour de Chavou'ot.
 
Le Kiddoush du 2e jour de Chavou'ot soit dimanche soir (pour ceux qui ne résident pas
en Israel) peut être fait plus tôt. Il faudra se renseigner auprès de son Rabbin.
 
 
 
 

Chavou'ot 5772 (5/6)

Samedi soir, les femmes devront attendre,de façon certaine, la sortie de Chabbat
pour pouvoir allumer les bougies de Yom Tov.
 
cf : vos calendriers communautaires.
 
 
 
 

Chavou'ot 5772 (4/6)

Pour pouvoir cuire pendant Yom Tov, nous pouvons allumer le feu à partir d'une
flamme existante. Cette année, Chabbat tombant avant Yom Tov, il faudra penser
à allumer une veilleuse depuis l'entrée deChabbat car il est interdit d'allumer une
nouvelle flamme pendant Yom Tov.
 
 
 
 
 

Chavou'ot 5772 (3/6)

LorsqueChabbat tombe après Yom Tov, nous pouvons faire un erouv tavchilin
afin de terminer la préparation des repas deChabbat pendant Yom Tov (où il est
permis de cuisinier et de cuire).
 
En revanche, lorsque Chabbat précède Yom Tov, il est impossible de cuisinier
pendant Chabbat. Le principe deerouv tavchilinn'existe donc pas dans ce cas.
 
Il n'y aura donc pas de erouv tavchilin pour Chavou'ot cette année.
 
 
 
 
 
Chavou'ot 5772 (2/6) +
Téfilah du Chla'h Hakadoch pour l'éducation des enfants
 
Aujourd'hui, nous sommes la veille de Rosh 'Hodech Sivan. Le Chla'h Hakadoch
nous a dévoilé une prière spécifique pour l'éducation des enfants à réciter parti-
culièrement aujourd'hui qui est unjour propice de miséricorde(eth ratsone).
 
Lors de Chabbat ou de Yom Tov,il est interdit de préparer quoi que ce soit pour le
ou les jours suivants. Par exemple, il est interdit de commencer à préparer à manger
pendant Chabbat pour après Chabbat.
 
Cette année, Chavou'ot commençant samedi soir après Chabbat, il sera donc interdit
de préparer le repas du soir deYom Tov(samedi soir) pendantChabbatou de préparer
la nourriture du 2e jour de Yom Tov (lundi) pendant le 1er (Dimanche).Il faudra donc
tout préparer avant l'entrée de Chabbat ou alors cuisiner samedi soir après chabbat pour
le 1er jour de Yom Tov et à partir de dimanche soir pour le 2e jour de Yom Tov.
Rappel : le jour juif commence à la sortie des étoiles et se termine dès la nuit suivante.
 
 
 
 

Chavou'ot 5772 (1/6)

Cette année, Chavou'ot aura lieu Dimanche 27 et Lundi 28 Mai. Le premier jour
de Yom Tov commençant dès la fin de Chabbat, cette année sera un peu plus
contraignant que d'ordinaire. Nous allons donc essayer, bezrat Hachem (avec
l'aide de D.),d'éclaircir certains points.
 
Comme nous l'avons déjà étudié, la fête deChavou'otest célébrée 7 semaines
après Pessa'h. Afin que les7 semaines soient complètes, il est nécessaire d'at-
tendre la fin du 49e jour, soit cette année la sortie deChabbat, pour "rentrer"
dans la fête deChavou'ot.
 
Il est nécessaire de comprendre ce principe pour pouvoir bien appréhender
les règles que nous allons voir.
 
 
 
 
 
 

Étudier le jour de Chavou'ot

On fera son maximum pour étudier la Torah le jour de Chavou'ot. On peut étudier
leSefer Hamitsvot du Rambam (ouvrage référençant et expliquant toutes les mitsvot
positives et négatives). Il est bon également de lire les Tehilimcar le roi David est
décédé à Chavou'ot. On lira également la Meguilat Ruth.
 
Source : Yalqout Yossef : Chavou'ot
 
 
 

Chavou'ot : Repas lacté (3/3)

Afin de respecter cette coutume et la halakha de se réjouir pendant la fête
(qui passe par la consommation de viande et de vin), nous avons l'habitude
de manger des aliments lactés d'abord, puis, après s'être nettoyé et rincé la
bouche de consommer un repas à base de viande.

Source : Yalqout Yossef : Chavou'ot

 
 
 
Chavou'ot : Repas lacté (2/3)
 
On peut trouver une autre raison à cette coutume: après avoir reçu la Torah au
Mont Sinaï, les bné Israël ne trouvèrent pas de viandes conformes aux lois con-
cernant la cacherisation de la viande qu'ils venaient de recevoir. Ils consom-
mèrent donc un repas lacté le temps de préparer de la viande cachère.
 

Source : Yalqout Yossef : Chavou'ot | Choulkhan Aroukh Chap 480 Michna Beroura 12 - ש״ע סימן תצד משנה ברורה יב

 
 
 
 
Chavou'ot : Repas lacté (1/3)
 
Nous avons l'habitude de consommer le premier jour de Chavou'ot ( soit cette
année Dimanche) un repas à base de lait (et de miel) car la Torah est comparée
au lait et au miel (Chir HaChirim 4, 11).
 
Source : Yalqout Yossef : Chavou'ot
 
 

La veillée de Chavou'ot

Nous avons la coutume de veiller la première nuit de Chavou'ot pour étudier
la Torah. Une des raisons de cette veillée est que, lors du don de la Torah,
Hachem dut "réveiller" les bné Israel par le tonnerre et les éclairs. Nous devons
donc réparer ce fait en étudiant la Torah toute la nuit.

Les femmes ne sont pas concernées pas la veillée.

Source : Yalqout Yossef : Chavou'ot
 
 
 

Chavou'ot

La fête de Chavou'ot est célébrée le 6 sivan soit 49 jours (7 semaines) après Pessa'h.

"Chavou'a" en hébreu signifie "semaine",Chavou'ot est donc la fête des semaines,
comme il est écrit dans la Torah: "tu compteras sept semaines... et tu célèbreras la
fête de Chavou'ot..." (Devarim 16, 9-10). Nos sages s'interrogent car c'est la seule fête
que la Torah fait dépendre d'un compte. C'est, répondent-ils, parce que les enfants
d'Israel commencèrent à compter, dès la sortie d'Egypte, les jours les séparant du don
de la Torah. C'est pourquoi ce compte fut fixé pour les générations suivantes.
 
Source : Chavou'ot
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Ché'assani kirtsono

Ché'assani kirtsono
...qui m'a fait selon Ta volonté.

Comme nous l'avons étudié avant-hier, les femmes n'étant pas concernées par
la majorité des mitsvot, elles remplacent la bénédiction "chélo 'assani icha" par
"ché'assani kirtsono" ce qui signifie qu'elles reconnaissent la justice, la droiture
et la perfection de la Création.
 
Il ne s'agit pas d'une distinction péjorative entre l'homme et la femme, bien au
contraire. Selon l'esprit de notre sainteTorah, la femme est très honorée comme
l'enseignent nos maitres.
 
En revanche, nos sages sont en désaccord sur l'obligation de réciter cette béné-
diction, c'est pourquoi les femmes n'y mentionnent pas le nom d'Hachem. (cf vos
livres de prières journalières)
 
Source : Siddour du 'Hidda
 
 
 

Lag Ba'omer

Lag Ba'omer aura lieu demain, Jeudi 10 Mai. Les festivités en l'honneur de la
hilloula de Rabbi Chim'on bar Yo'hai commenceront dès ce soir dans chaque
communauté.

Rappels des halakhots :

On ne dit pas de supplications (Ta'hanounim) lors de la prière du matin et de
l'après-midi le jour de Lag Ba'omer.
 
Les séfaradim pourront se couper les cheveux et la barbe dès le 34e jour du
'omer soit cette année Vendredi.
 
 
 
 
 
Birkot Hacha'har – Chélo ‘assani icha

Chélo 'assani icha
...qui ne m'as pas fait femme.

Cette bénédiction soulève la fameuse question : en effet, à chaque génération,
il y a des femmes exceptionnelles, de vraies echet 'haïl (femmes vertueuses) et à
l'inverse combien d'hommes ont "mal tourné", etc... ! Comment comprendre que
les sages aient institué cette berakha?
 
Comme les hommes sont concernés par la majorité des mitsvot alors que les femmes
sont dispensées des mitsvot liées au temps, ils ont le devoir de remercier Hachem
de ne pas les avoir fait "femme" et ainsi d'avoir la possibilité d'accomplir plus de mitsvot.
 
Les femmes remplaceront cette bénédiction par "Ché'assani kirtsono" que nous
étudirons demain, bezrat Hachem.
 
Source : Siddour du 'Hidda
 

Birkot Hacha'har – Chélo ‘assani ‘aved/chif'hah

Chélo 'assani 'aved/chif'hah.
... qui ne m'as pas fait(e) esclave.
 
 
Cette berakha exprime un remerciement envers Hachem qui nous a fait libre. Libre
de choisir notre chemin.
 

Pessa'h Chéni

Aujourd'hui nous sommes le 14 Iyar : Pessah Chéni.

A l'époque de Beth Hamikdach, pour celui qui n'avait pu offrir le sacrifice (korban)
de Pessa'h le 14 Nissan, la Torah a prévu un rattrapage pour apporter ce korban : le
14 Iyar soit un mois plus tard.

Ce korban est appelé "Pessa'h Chéni" (le second Pessah)

Aujourd'hui, en souvenir de ce korban, nous avons l'habitude de marquer ce jour
en consommant un peu de matsa.
 
 
 
 
 
Birkot Hacha'har – Chélo ‘assani goy/goya

Chélo 'assani goy/goya
...qui ne m'as pas fait non juif/juive.

Cette berakha exprime un remerciement envers Hachem de ne pas nous avoir "fait" non-juif.

Nos sages demandent : pourquoi remercie-t-on Hachem de ne pas nous avoir "fait" non-juif?
Il aurait été plus naturel de Le remercier directement de nous avoir fait juif, d'autant plus
qu'on a l'habitude de remercier Hachem pour ses actions de bienveillance ('hessed) et non
pas pour ce qu'Il ne nous accorde pas.
 
Une des réponses à cette question est que si on avait dit la bénédiction "qui nous a fait juif",
on n'aurait pas pu réciter ensuite les 2 autres bénédictions qui suivent (esclave et femme) car
elles auraient été automatiquement incluses.
 
Source : Siddour du 'Hidda
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – ‘Oter Israel Betifara

'Oter Israel Betifara
...qui couronnes Israël de splendeur.

Cette bénédiction et la précédente différent des autres car elles concernent tout
le peuple d'Israel et non plus uniquement la personne qui les dit.
 
Bien que les non-juifs portent eux aussi une ceinture et un couvre chef, les Juifs
ont une raison particulière de le faire. En effet, nous ne pouvons prier si une
séparation n'est pas établie entre les parties supérieures et inférieures du corps (ceinture).
De plus, nous devons avoir la tête couverte afin d'accentuer notre crainte d'Hachem.
 
Source : artscrool 60b3 note 39 :Pricha, Ora'h 'Haïm 46:8
 
 
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Chéassa li kol tsorki

Chéassa li kol tsorki
... qui a pourvu à tous mes besoins.

Cette berakha a été instituée à propos des chaussures, car on ne peut subvenir à
tous nos besoins pieds nus. Ainsi dès qu'on se chausse, c'est comme si tous nos
besoins étaient satisfaits puisque maintenant on est en mesure de les satisfaire.
 
De plus, une personne chaussée peut sortir de sa maison afin de subvenir à tous ses
besoins alors que celui qui est pieds-nus ne le peut pas.(Aboudraham)

Source : Commentaire Artscroll, Berakhot 60:, Aboudraham note 35 - Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Ozer Israel bigvoura

Ozer Israel bigvoura
...qui ceins Israël de puissance.

Le sens de cette bénédiction est simple : elle signifie que Hachem est toujours là pour donner
de la force à Israël. La ceinture est un symbole de puissance à l'image d'un guerrier qui y
suspend ses armes.


Source : Commentaire Artscroll, Berakhot 60:, Aboudraham note 37

Birkot Hacha'har –
Roka' haaretz ‘al hama'yim & hamekhin mits'adé-gaver

Roka' haaretz 'al hama'yim
... qui étends la terre sur les eaux.

Hamekhin mits'adé-gaver
... qui règles les pas de l'homme.

Ces berakhot expriment notre reconnaissance à Hachem qui, lors de la création,
a respectivement fait que les eaux soient limitées et n'engloutissent pas la terre
et arégléet guidé les pas de l'homme au quotidien.

Source : Siddour du 'Hida.
 
 
 
 
 
 
Birkot Hacha'har –
Malbich ‘aroumim & Hanoten laya'ef koa'h

Reprenons à présent notre étude sur les bénédictions du matin.

Malbich 'aroumim
... qui habilles ceux qui sont dévêtus.

Hanoten laya'ef koa'h
... qui redonnes des forces à ceux qui sont épuisés.

Le sens de ces berakhot étant très profond, il est difficile de les expliquer. Néanmoins,
nous pouvons dire que ces2 berakhot expriment notre remerciement à Hachem qui
"habille" et donne de la force chaque jour à notre néchama.

Source : Siddour du 'Hida.
 
 
 
 
 
Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (6/6)
 
La bénédiction deChéhé'héyanou exprime la joie que nous ressentons d'arriver
à un moment précis. Or, cette période n'étant pas joyeuse, on évitera de réciter
cette berakha jusqu'à Lag ba'omer.
 
Si on a un fruit qui est nouveau, c'est à dire qui, chaque année, n'est disponible qu'à
cette période là, alors on pourra faire la bénédiction sur ce fruit.
 
En revanche pour un vêtement, on préféra attendre Chabbat pour porter ce nouvel
habit et ainsi réciter la bénédiction.
 
Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 
 
 
 
 
 

Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (5/6)

Le 33e jour du 'omer, appelé Lag ba'omer en hébreu, est un jour de réjouissance
en l'honneur de la hilloula (célébration du jour du décès) de Rabbi Chim'on bar
Yo'hai.
 
Rabbi Chim'on bar Yo'hai (135-170) était un géant de la Torah. Il rédigea notam-
ment le "Zohar" qu'il reçu oralement de son maître Rabbi 'Akiva.
 
Ce jour là, on ne dit pas ce jour de supplications (Ta'hanounim) lors de la prière
du matin et de l'apres-midi.

Cette année, Lag ba'omer aura lieu Jeudi 10 Mai.

Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 
 

Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (4/6)

En revanche, une personne qui risque de perdre son emploi ou beaucoup d'argent
peut se couper les cheveux et la barbe pendant la période du 'omer.
 
De plus,une personne qui est particulièrement incommodéedene pas se raser pendant
autant de temps, peut se raser le jour deRoch 'Hodesh Iyar (soit cette année Dimanche
22 et Lundi 23 Avril) ou tous les vendredi en l'honneur de Chabbat.
 
Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 

Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (3/6)

Nous avons l'habitudede ne pas nous couper les cheveux,ni pour les hommes
de se raser, jusqu'au 34e jour du'omer.
 
Certains ont l'habitude de ne pas se couper les cheveux ni se raser durant toute
la période du'omer soit jusqu'à la veille deChavou'ot.
 
Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 
 
 
Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (2/6)
 
L'usage séfarade estde ne pas célébrer de mariageni d'écouter de la musique
instrumentale depuis Pessa'h jusqu'au 33e jour du 'omer inclus, la mort des élèves
ayant cessée ce jour là.
 
Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 
 
 
 

Période du ‘Omer : Usages et Coutumes (1/6)

Entre Pessa'h et Chavou'ot, 24 000 élèves de Rabbi 'Akiva ont disparu car ils ne
s'accordaient pas suffisamment de respectl'un vis-à-vis de l'autre.
 
C'est pourquoi nous avons l'habitude de marquer cette période du 'omer par
quelques coutumes de deuil.
 
 
Source : Yalqout Yossef - Usages pendant la période du 'omer | ילקוט יוסף : מנהגי ימי ספירת העומר
 
 
 
 
 
 

 

 

Le compte du ‘Omer (sefirat ha'omer) (6/6)

Si on a oublié de compter le'omerau début de la nuit, on peut encore le compter
toute la nuit avec la bénédiction. Mais si la nuit est passée,on pourra compter le
lendemain dans la journée sans bénédictionet ensuite continuer à dire lasefirat
ha'omeravec bénédiction les soirs suivants.
 
En revanche, siquelqu'un qui a oublié de compter toute une journée (la nuit ainsi
que la journée suivante)il ne pourra plus compter les jours suivants du 'omer avec
la bénédictioncar il est écrit"elles devront êtresept semaines entières" Vayikra 23,15.
Le compte n'étant plus complet, on comptera les jours suivants mais sans réciter
la bénédiction.
 
Il en est de même pour quelqu'un qui s'est trompé dansla sefirat ha'omeret qui s'en
aperçoit plus tard.
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 
 
 
 

Le compte du ‘Omer (sefirat ha'omer) (5/6)

Les femmes sont exemptes de l'obligation de compter le 'omer puisqu'il s'agit
d'un commandement lié au temps.
 
Il est recommandé d'habituer les petits garçons à compter le'omerchaque jour
avec la bénédiction dans le but de les éduquer.
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 

Le compte du ‘Omer (sefirat ha'omer) (4/6)

Le compte pouvant se faire dans toutes les langues, dès le coucher du soleil et
tant qu'on a pas encore compter, on fera attention de ne pas indiquer à quelqu'un
quel est le jour du 'omerà compter. On préférera répondre "hier nous étions le Xème
jour du 'omer'.
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le compte du ‘Omer (sefirat ha'omer) (3/6)

Comment compter ?

Avant de faire le compte du 'omer, on récite la bénédiction suivante :

ברוך אתה ה' אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על ספירת העומר

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asher kideshanou bemitzvotav,
vètzivanou ‘al sefirat ha'omer
 
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l'univers, qui nous as sanctifiés par Tes com-
mandements et nous as ordonné de compter le 'omer.
 
Ensuite on comptera les jours et les semaines (par ex : "aujourd'hui nous sommes
le Xème jour du 'omer, ce qui fait X semaine(s) et X jours"). Après la séfira (compte),
on dit :"HaRa'haman hou ya'hazir 'avodath beit haMikdach limekoma bimehéra
beyaménou"("Le Miséricordieux restaurera le service du Temple, bientôt, de nos jours").
 
L'usage est de conclure la séfirat ha'omer par letehilim 67etAna bekhoa'h (se référer à
votre sidour).
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 

Le compte du ‘Omer – Sefirat ha'omer (2/6)

La mitsva consiste à compter chaque soir: "Aujourd'hui nous sommes le énième
jour du 'omer".On compte le 'omer le soir, de préférence dès la sortie des étoiles.
 
Il faut être debout, les personnes âgées ou malades peuvent rester assis. Si on
a malgré tout compté assis, on sera quitte de notre obligation et on ne devra pas
recompter.
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 
 

Le compte du ‘Omer – Sefirat ha'omer (1/6)

Nous apprenons du verset Vayikra 23,15 et du verset Devarim 16,9, l'obligation
de compter le'Omer depuis le16 Nissan (2e jour de Pessa'h), jour où l'on offrait
au Beth Hamikdach l'offrande appelée "'Omer", et de compter jour par jour
pendant sept semaines, jusqu'à Chavou'ot.
 
A l'époque du Beth Hamikdach, c'était une mitsva de la Torahde compter le'Omer.
De nos jours, d'après la majorité des décisionnaires, c'est une obligation d'ordre
rabbinique en souvenir du Temple.
 
Source : Yalqout Yossef : le 'Omer -ש׳׳ע : הלכות ספירת העומר
 
 
 
 
 

Hol Hamo'ed Pessa'h

Les jours compris entre le premier (deuxième hors d'Israël) et le septième
jour sont appelés'hol hamo'ed. LaTorahdit qu'ilssont appelés "saints".
 
Pour les distinguer des autres jours, il est mieux de s'abstenir de travailler
dans la mesure du possible.On les différencie également des jours normaux
en portant de beaux vêtements, en consommant de la viande, du vin et du pain.

On ne met pas lestéfilinespendant 'hol hamo'ed.

Hors d'Israël, 'Hol Hamo'ed Pessa'h a lieu cette année depuis Lundi 09 Avril
au Jeudi 12 Avril inclus.

La quotidienne Halakhique reviendra dès la fin de Pessa'h.

Pessa'h Cacher Vésaméa'h.

Source :Yalqout Yossef - Moadim : ילקוט יוסף – מועדים
 
 
 
 
La veille de Pessa'h :
Bedikat ‘hamets, Jeune des premiers nés, Cachérisation, Biour ‘hamets

Voici un résumé des évènements à venir :

Ce soir,jeudi 05 Avril, dès la tombée de la nuit,le 'hamets restant devra être
regroupé dans les endroits vendus afin de procéder à la Bedikat 'Hamets (recherche
du 'hamets), avec la bénédiction et la formule à réciter 3 fois(cf : vos livres de Pessa'h).

Demain, Vendredi 06 Avril :

Jeune des premiers nés dès l'aube, possibilité d'assister àune séoudat mitsva pour
interrompre le jeûne(cf :halakha sur le Jeune des premiers nés).
 
Interdiction de consommer du 'hamets, pour Paris, à partir de 10h48 soit avant la fin
de la 4e heure(heure proportionnelle), il faudra également avoir terminé la cachéri-
sation des ustensiles.
 
Biour 'Hamets: destruction du 'hamets sans oublier de réciter le texte spécifique
(cf : vos livres de Pessa'h) avant 12h05 pour Paris (5e heure de la journée).
Bon courage à tous.
 
 
 

Le seder de Pessa'h – Maror

Voici les légumes que l'on peut utiliser en tant que Maror : la laitue, la romaine,
la frisée, les endives, le raifort (seulement pour les achkénazes), et 2 autres
moins connus de nos jours.
 
Il faut utiliser de la salade de préférence, et si on en a pas, on prendra une autre
sorte mentionnée dans l'ordre ci-dessus.Il faudra vérifier méticuleusement les
branches et bien les rincer.
 
Après avoir fait le Motsi Matsa, on prendra un kazayith de Maror (soit environ
29 grammes) que l'on trempera à peine dans le Harosseth puis on récitera la
bénédiction...'al akhilath Maroravant de le manger sans s'accoudercar c'est en
souvenir de l'esclavage qui a rendu amères les vies des enfants d'Israel en Egypte.
 
A l'époque du Beth Hamikdach, c'était un commandement positif de la Torah de
consommer un Kazayith de Maror (herbes amères) le soir dePessa'h. C'est pourquoi
aujourd'hui, on continue d'en manger en souvenir de ce commandement.
 

Les femmes sont également tenues de consommer unkazayith.

Source : Yalqout Yossef, Halakhot Seder du soir de Pessa'h - Maror - הלכות סדר ליל פסח – מרור
 
 
 
 
Le seder de Pessa'h – Matsa
 
C'est une obligation de consommer de la Matsa le soir de Pessa'h à différentes
étapes du Seder :
  • lors du Motsi Matsa
  • pour le Maror
  • à la fin, l'Afikoman
Chaque fois, il faudra consommer un kazayith de matsa soit au minimum 29
grammes, accoudé sur le coté gauche(pour de la matsa chemoura fait à la main,
le volume de kazayith est d'environ 20 grammes).
 
Pour leMotsi Matsa, on prendra les 3 matsot du plateau dont celle du milieu coupé.
Après s'être lavé les mains et réciter la berakha 'Al Netilath Yadayim (étape du seder
appeléRo'htsa), le chef de famille récitera la benediction Hamotsi, puis laissera glisser
la Matsa inférieur et récitera la bénédiction...'al akhilat matsasur la matsa supérieur
et la matsa brisé.Il est préférable de consommer 1 kazayith de la Matsa supérieur et
1 kazayith de la Matsa du milieu (coupé).
 
Les personnes âgés qui aurait du mal à manger autant de matsa, elles peuvent la
tremper dans de l'eau pour la ramollir ou se contenter de manger que le premier
kazayith (du motsi).
 
 
Source : Yalqout Yossef, Halakhot Seder du soir de Pessa'h - Matsa - הלכות סדר ליל פסח – מצה
 
 
 
 

Le seder de Pessa'h – Maguid (Le récit)

C'est une obligation de la Torah de raconter (Haggada) la sortie d'Egypte à ses
enfants. Il faut la raconter en détail et prendre son temps. C'est une mitsva de
rajouter et de raconter des Midrashim (histoires) et des explications sur le récit.
 
Les sages ont compilé les différentes étapes de la sortie d'Egypte dans la Haggadah.
C'est pourquoi, on est tenu de lire toute la Haggadah.
 
Il est préférable de la lire en Hébreu puis de la traduire afin que tous les convives
comprennent le texte. En revanche, si on souhaite la lire en Français, il faudra lire
les passages "PESSAH, MATSA et MAROR" en hébreu.
 
Source : Yalqout Yossef, Halakhot Seder du soir de Pessa'h - Maguid - הלכות סדר ליל פסח – מגיד
 
 
 
 
 

Le seder de Pessa'h – Les 4 coupes de Vin

C'est une obligation deboire 4 coupes de vin durant le seder, 2 avant le repas
( dont une pour le kiddoush) et 2 autres après le repas. Il faudra les boire accou-
dé (sous peine de reboire le verre si on ne s'est pas accoudé (sans refaire la bé-
nédiction)).
 
Pourquoi 4 coupes ?Le chiffre 4 fait notamment référence à 4 différents termes
de délivrance employés dans la Torah.

À priori, il faudra s'efforcer de ne pas faire le Kiddoush avant la tombée de la nuit.

Il est recommandé d'utiliser du vin rouge mais on pourra également boire du jus de raisin.

Chaque coupe doit contenir au minimumun revi'itde vin,soit 8,6 cl. À priori, il faudra
s'efforcer de boire tout le contenudu verre mais, si on a bu la majorité, on sera quitte.
Si on a un verre contenant plus d'un revi'it , il suffira d'en boire un revi'it.
Dans tous les cas, il faudraboire un revi'it en une fois. Si on l'a bu en plusieurs temps,
il faudra reboire un revi'it d'un seul coup.

Les femmes sont également astreintes de boire les 4 coupes de vin accoudées.

Entre les 4 coupes de vin, il est bon de rincer son verre puis une tierce personne nous
le remplira en signe de liberté. Il est bien également d'ajouter 3 gouttes d'eau pour
chaque coupe (le vin représentant la rigueur du jugement et l'eau la miséricorde).
 
Source : Yalqout Yossef, Halakhot Seder du soir de Pessa'h - Qadech - הלכות סדר ליל פסח – קדש
 
 
 
 
 

Chabbat Hagadol

Le Chabbat qui précède Pessa'h est appelé Chabbat Hagadol en raison du
miracle qui a eu lieu: Les bnei Israel ont pris un agneau (divinité des
Égyptiens) qu'ils ont attaché au pied de leur lit pour le sacrifier le 14 nissan.
Aucun Égyptien n'a osé réagir...
 
Ce chabbat, on a l'habitude de se rassembler dans les synagogues et les lieux
d'études, afin d'écouter les enseignements des Rabbanim sur Pessa'h.
 
Chabbat Chalom

Source : Yalqout Yossef, Halakhot Chabbat Hagadol - הלכות שבת הגדול
 
 
 
 
Le Seder de Pessa'h
 
Malheureusement, le sujet étant très vaste et le temps imparti avant Pessa'h
limité, nous nous sommes restreint à étudier quelques mitsvot de Pessa'h et
du seder. Nous aborderons les autres l'année prochaine avec l'aide d'Hachem.

Le seder de Pessa'h

En signe de liberté, il faut dresser la table avec la plus belle vaisselle dont
on dispose et se conduire d'une façon princière lors des deux soirées du seder
(une seule en Israël). On préparera sa place de façon à pouvoir s'accouder du
coté gauche comme des hommes libres (les femmes et les enfants s'accouderont
également).
 
On laissera malgré tout, un petit endroit de la table moins bien dressé pour
rappeler la destruction du Temple.
 
Il est bon que les enfants dorment l'apres-midi afin qu'ils puissent rester éveillés
et participer à tout le seder.
 
 
 
 

Le Jeûne des premiers nés

Selon le minhag (coutume), tous les premiers nés mâles qu'ils soient du père
ou de la mère, doivent jeûner la veille de Pessa'h en souvenir du miracle dont
les premiers nés ont bénéficié en Égypte. Les femmes, elles, n'ont pas cette
habitude.
 
De nos jours, nous avons l'habitude d'interrompre le jeûne en participant à un
repas où il est obligatoire de manger (se'oudat mitsva) comme par exemple
pour célébrer la clôture d'un traité du Talmud (siyoum massekheret).
 
Les garçons premiers nés de moins de 13 ans ne jeûneront pas. C'est le père
qui jeunera ou participera à une sé'oudat mitsva à la place de son fils tant qu'il
n'a pas atteint la majorité religieuse.

Source : Yalqout Yossef, Jeûne des premiers nés - תענית בכורות בערב פסח
 
 
 
 
 

La veille de Pessa'h

La veille de Pessa'h (soit vendredi 6 avril), on ne se livre pas à des travaux
dès 'hatsot (milieu de la journée soit cette année environ13h50 à Paris). Il y
a deux raisons à cet interdit : afin de ne pas être entraîné dans son travail
et ainsi négliger la préparation du seder, etc. La seconde raison est qu'au
temps du Beth Hamikdach, on apportait lekorban Pessa'h(sacrifice de Pessa'h)
à partir de'hatsot.
 
C'est une mitsva de se couper les cheveux avant Pessa'h. Néanmoins, il faudra
les couper avant'hatsot(milieu de la journée).

Il faudra également se couper les ongles avant 'hatsot.

D'après la stricte halakha , il est interdit de manger de la matsa la veille de
Pessa'h, afin d'en profiter pleinement le soir de Pessa'h où c'est une mitsva
d'en consommer.
 
Source : Yalqout Yossef : La veille de Pessa'h - הלכות ערב פסח | Ben Ich 'Haï Tsav 1er année H24
- בן איש חי שנה א צו כד
 
 
 
 
 

Cachérisation de la vaisselle pour Pessa'h (2/2)

Il faudra faire attention de ne pas cachériser en même temps de la vaisselle
réservée aux produits lactés et celle pour la viande à moins qu'elles n'est pas
servit depuis 24h.
 
Concernant la cacherisation par la hag'ala (immersion dans l'eau bouillante),
il faudra d'abord cachériser la marmitte avant de s'en servir pour immerger
la vaisselle. Quand on aura fini de cachériser les ustensiles et la vaiselle, il
faudra refaire la hag'ala de la marmite.
 
Source : Yalqout Yossef : Règles concernant la kacherisation des ustensiles pour Pessa'h -
                                                    הלכות הגעלת והכשרת הכלים לפסח
 
 
 
 
 

Cachérisation de la vaisselle pour Pessa'h (1/2)

Etant très absorbante, la vaisselle en porcelaine n'est pas cachérisable pour
Pessa'h. En revanche, d'après le Choulkhan Aroukh, le verre, n'absorbe ni ne
rejette le goût des aliments, c'est pourquoi il suffira de laver soigneusement
la vaisselle et les verres en verre afin de pouvoir les utiliser pendant Pessa'h.
 
Les Achkenazim ont l'habitude de se montrer plus stricts...(consulter un Rabbin
dans ce cas pour connaître la procédure de cachérisation du verre).
 
Les ustensiles en métal, en pierre ou en plastique peuvent être cacherisés par
la hag'ala (eau bouillante).
 
Source : Yalqout Yossef : Règles concernant la kacherisation des ustensiles pour Pessa'h 
                                                     הלכות הגעלת והכשרת הכלים לפסח
 
 
 
 
 

Cachérisation des appareils ménagés pour Pessa'h (2/2)

Un lave vaisselle électrique peut être utilisé à condition de l'avoir parfaitement
nettoyé puis de l'avoir fait tourné à vide avec du produit vaisselle et de l'eau 
bouillante !
 
Pourles réfrigérateurs et les congélateurs, il suffit de les nettoyer soigneusement
pour s'en servir à Pessa'h.
 
La plat peut être cacherisée en la nettoyant soigneusement puis en versant de
l'eau bouillante, directement depuis le récipient où l'eau à été chauffée (=keli richone).
 
Concernant l'evier, il faut bien le nettoyer puis y verser de l'eau bouillante afin
de le cachériser (même s'il est en faïence).
 
Concernant la tableoù l'on mange, ou le plan de travail de la cuisine, il faudra les
nettoyer puis y verser de l'eau bouillante. En revanche, si on craint de les abîmer,
il suffira de bien les nettoyer puis de les recouvrir hermétiquement pour le plan
de travail et avec une nappe neuve pour la table.
 
Source : Yalqout Yossef : Règles concernant la kacherisation des ustensiles pour Pessa'h
                                               הלכות הגעלת והכשרת הכלים לפסח
 

Cachérisation des appareils ménagés pour Pessa'h (1/2)

Un four: pour le cacheriser, il faut lenettoyer à fondpuisne pas l'utiliser pendant
au moins 24h. Ensuite,le faire chaufferà sa température maximumpendant une
heure ou plus.

En revanche, les plaques du four doivent être cachérisées par liboun (portés à
incandescence), ce qui est impossible puisqu'elles en seraient détériorées.Il
faudra donc prévoir un second jeu de plaques pour Pessa'h.
 
Il est préférable de ne pas utiliser sonfour à micro-ondes. Il sera cependant
possible de l'utilisersi on le nettoie parfaitement,qu'on y fait bouillir un bol d'eau
mélangé avec un produit d'entretienpuis qu'on lenettoie de nouveau. Ensuite, on
couvrira de façon totalement hermétiqueles aliments que l'on fera chauffer pendant
la periode de Pessa'h.
 
Les grilles des cuisinières, sur lesquelles on pose les casseroles,doivent être nettoyées
puis cacherisées à l'eau bouillante.
 
 
Source : Yalqout Yossef :
Règles concernant la kacherisation des ustensiles pour Pessa'h - הלכות הגעלת והכשרת הכלים לפסח
 
 
 
 

Cachérisation des ustensiles de cuisine pour Pessa'h

Pendant Pessa'h, il est interdit d'utiliser de la vaisselle et des ustensiles de
cuisine ayant servi pour le 'hamets sans les cachériser au préalable.
 
Certains ustensiles sont "cachérisables", d'autres non.Nous allons essayer,
avec l'aide de D., de donner quelques explications de la cachérisation ainsi
que quelques cas précis.

La cachérisation se fait de la même façon dont l'ustensile est utilisé:

Tout ustensile,qui absorbe des aliments directement par le feu, sans intermédiaire
liquide (comme une broche ou une grille),doit être rougie au feujusqu'à en faire
jaillir des étincelles(=liboun).
 
Les ustensiles qui absorbent des aliments par l'intermédiaire d'un liquide(comme
les casseroles),devront être cachérisés par l'eau bouillante(=hag'ala). C'est à dire
qu'ils devrontêtre plongés entierement dans de l'eau bouillantepuis être rincés à
l'eau froide.
 
Les ustensiles qui risquent d'être détériorer par la cachérisation (par le feu ou par
l'eau bouillante), ne pourront pas être utilisés à Pessa'h.
 
La cachérisation des ustensiles étant très complexe, il est préférable de se rapprocher
de votre Rabbin avant toute opération.
 
 
Source : Yalqout Yossef : Les produits cachers à Pessa'h - הלכות מזון הכשרים לפסח et
Règles concernant la kacherisation des ustensiles pour Pessa'h - הלכות הגעלת והכשרת הכלים לפסח
 
 
 
 
 

La matsa dans l'eau & La matsa ‘achira

Il est permis de tremper la matsa dans de l'eau à Pessa'h. En principe, ce sont
les communautés 'hassidiques qui s'imposent de ne pas consommer la matsa
trempée.
 
Le Choulkhan Aroukh permet la consommation de matsa'achira, c'est à dire
de la matsa faite avec du vin ou des jus de fruits, néanmoins la fabrication
industrielle de cette dernière pose de telles difficultés que beaucoup de déci-
sionnaires préfèrent s'en abstenir.
 
Source : Yalqout Yossef : Les produits cachers à Pessa'h - הלכות מזון הכשרים לפסח
 
 
 
 
 
 

Cosmétiques et Médicaments à Pessa'h (2/2)

Il est permis de prendre des médicaments à Pessa'h, même s'ils contien-
nent du 'hamets (amidon de blé),à condition qu'ils n'aient pas un goût agré-
able et qu'on les avale tels quels.

Les pastilles à sucer, les sirops, etc. sont donc interdits.

Source : Yalqout Yossef : Les produits cachers à Pessa'h - הלכות מזון הכשרים לפסח
 
 
 
 

Cosmétiques et Médicaments à Pessa'h (1/2)

Erratum pour la halakhasur le 'hamets à Pessa'h (6/7), voici la bonne règle :

Si on trouve du 'hamets pendant Pessa'h, il faudra le détruire immédiatement.
Yom Tov, on ne pourra pas le détruit :on le couvrira puis on le détruira des là fin
de Yom Tov.(car il aura un statut de mouktsé pendant yom tov).
Le 'hamets n'est plus considéré comme 'hamets dès lors qu'il n'était plus conso-
mmable par un chien au début de Pessa'h.
 
C'est pourquoi les cosmétiques et produits de beauté féminins sont autorisés à Pessa'h.
Cependant certains sont plus rigoureuxnotammentsur tous les produits en contact avec les lèvres.
 
 
Source : Yalqout Yossef : Les produits cachers à Pessa'h - הלכות מזון הכשרים לפסח
 
 
 
 
 

Chabbat PARA

À l'époque du temple, nous devions effectuer le sacrifice de Pessa'h en état
de total pureté. C'est pourquoi le Chabbat précédant le mois de Nissan,nous
lisons des versets de la Parachat Houkat qui contiennent le processus de pu-
rification mené par le Cohen Gadol (qui aspergeait les personnes concernées
avec les cendres de la Vache Rousse (Para Adouma).
 
Chabbat Chalom
 
 
 
 
 

Le ‘hamets à Pessa'h – La vente du ‘hamets restant (7/7)

Après avoir nettoyé sa maison, fait la bedika (recherche), on regroupera tout le
'hamets encore en notre possessiondont on aurait pas reussi à se séparer
(notamment du à une perte importante d'argent : whisky, etc.), afin de le vendre
à un non juif le temps de Pessa'hpar l'intermediaire d'une autorité rabbinique.
 
 
Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets - ילקוט יוסף, דיני בדיקת חמץ
 
 
 
 
 
 
 

Le ‘hamets à Pessa'h – Bedikat ‘hamets et Bitoul (6/7)

La veille du 14 Adar, après avoir vérifié toute la maison, on déclare le 'hamets
qu'on naurait pas vu : nul et non avenu. Il y a une phrase à réciter 3 fois que l'on
trouvera dans les livres de Pessa'h.Il faudra dire ce texte également dans une
langue que l'on comprend afin d'être pleinement conscient d'annuler le 'hamets.
À partir de ce moment, on aura soin de regrouper le 'hamets restant que l'on veut
consommer le soir et au petit déjeuner.
 
Ensuite,lelendemain matin,peu avant l'heure de l'interdiction de posséder du 'hamets,
il faudra le bruler afin d'accomplir la mitsva de supprimer tout 'hamets en notre
possession.Puis on récitera à nouveau un texte specifiqueafin d'annuler tout 'hamets
en notre possession (qu'on ait vu ou non, qu'on ait détruit ou non).
 
Si on trouve du 'hamets pendant Pessa'h, il faudra le détruire immédiatement. Yom
Tov, on ne pourra pas le détruit : on le mettra de côté, on le couvrira puis on le détruira
des là fin de Yom Tov.
 
Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets - ילקוט יוסף, דיני בדיקת חמץ
 
 
 
 
 

Le ‘hamets à Pessa'h – La Bénédiction (5/7)

Avant de faire la recherche du 'hamets, on récite la bénédiction...'al bi'our
'hamets (...qui nous a ordonné de détruire le 'hamets).Il est interdit de parler
entre la berakha et jusqu'à la fin de la vérification(bedika). Mais on pourra,
après avoir commencé la recherche, parler de choses concernant la bedika.
 
Si on aune voitureouune autre maison,on devra également les nettoyer avant
pessa'hety réaliser une vérificationla veille du 14 nissan après avoir vérifié notre
résidence principale. On ne récitera pas de bénédiction car celle dite dans la
maison suffira pour s'acquitter de toutes les bedikot que l'on doit faire.
 
Si on quitte sa maison pour Pessa'h, on est tenu de la nettoyer et d'y rechercher
le 'hamets avant de partir.Il faudra également refaire la vérification (bedika) dans
sa chambre d'hôtel la nuit du 14 Adar.
 
Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets
 
 
 
 
 
 
 

Le ‘hamets à Pessa'h – La recherche du ‘hamets (4/7)

On a l'habitude de préparer 10 petits morceaux de pain soigneusement
enveloppés dans du papier que l'on cachera dans diverses pièces de la
maison pour que le père de famille les recherche.
 
On doit procéder à la recherche du 'hamets à la lueur d'une bougie de cire.
En revanche, on ne pourra pas utiliser une bougie avec plusieurs mèches
car cela formerait une torche dont on ne peut se servir. Si on n'a pas de
bougie à sa disposition, on pourra se servir d'une petite lampe de poche.
 
 
Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets - ילקוט יוסף, דיני בדיקת חמץ | Ben Ich 'Hai, Tsav 1e Année - שנה א
 
 
 
 
 
 

La Bedikat ‘Hamets (3/7)

Nous avons vu hier que l'on doit enlever toutes traces de 'hamets dans sa maison.
Pour finaliser ce nettoyage, on recherchera le'hamets la veille du 14 Nissan dès
la tombée de la nuit. Dès lors il faudra faire attention de bien regrouper le 'hamets
restant jusqu'au lendemain.
 
Il faudra faire preuve de zèle et donc se dépêcher de faire la bedikat 'hamets
(recherche du 'hamets) dès la tombée de la nuit.C'est une mitsva très importante
puisqu'il nous est défendu de manger un repas complet, d'entreprendre un travail
et même d'étudier laTorah (sauf dans certaines conditions), avant la recherche
du 'hamets.
 
Source : Yalqout Yossef - La bedikat 'Hamets
 
 
 
 
 
Le 'hamets à Pessa'h qu'est-ce que c'est? (2/7)
 
Définition:Le'hamets c'est tout aliment, boisson ou produit composé d'une des 5 espèces
des céréales suivantes :blé, orge, seigle, avoine ou épe autre qui aurait levé ou fermenté.
La levure ou le levain est également 'hamets.
La Torah a émis un double interdit à l'encontre du 'hamets à Pessah: celui d'en consommer et
celui d'en posséder.

Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets - ילקוט יוסף, דיני בדיקת חמץ
 
 
 
 

Le'hametsà Pessa'h (1/7)

Moché Rabbénou nous enseigne qu'il est nécessaire de se préparer et d'apprendre
les lois de Pessa'h, 30 jours avant la fête: soit le jour de Pourim, voici donc la première
halakha sur Pessa'h :
 
Il est interdit de posséder toutes traces de 'hamets pendant pessa'h, c'est pourquoi,
il faut rechercher le 'hamets dans toute sa maison, même dans les pièces ou l'on
est certain de n'avoir jamais mangé de 'hamets.C'est une mitsva très importante, et
la récompense est fonction de l'effort.
 
Source : Yalqout Yossef, La bedikat 'hamets - ילקוט יוסף, דיני בדיקת חמץ
 
 
 
 
 

Pourim – Le Jeune d'Esther

Cette année le Jeûne d'Esther aura lieu Mercredi 07 Mars 2012.

Le 13 Adar est un jour de jeûne en souvenir du miracle de Pourim : le décret
d'extermination des juifs prononcés par Haman devait être effectif le 13 Adar.
Esther demanda au peuple juif de jeûner et prier afin d'éveiller la miséricorde
divine et d'annuler le décret. Hachem entendit leurs supplications, et ce fut le
contraire qui se produisit, le décret se retourna contre Haman et ses troupes
qui furent tués.
Les règles relatives à ce jeûne sont identiques à celles étudiées pour le Jeune
du 17 Tamouz, de Guédalia ou celui du 10 Teveth :
 
1/ Chacun doit jeûner le 13 Adar. Cette obligation commence au lever du jour
et se termine à la sortie des étoiles.
 
2/ Les permissions : Pour ce jeûne, il est possible de se laver, de se parfumer,
de porter des chaussures en cuir et d'avoir des rapports conjugaux.
 
3/ Les mineurs et la femme enceinte : Les garçons de moins de 13 ans et les
filles de moins de 12 ans sont totalement dispensés de jeûner (même une partie
de la journée). Une femme enceinte, dès que la grossesse devient reconnaissable
(en général après 3 mois), est également dispensée. Avant que la grossesse ne
soit visible, dès besoin, elle sera dispensée.
 
4/ Le cas du malade : Un malade, même qui n'est pas en danger, un convalescent
s'il est encore faible, les personnes âgées et les gens faibles pour qui le jeûne est
pénible ainsi qu'une femme 30 jours minimum après l'accouchement* sont dispensés
de jeûne (même une partie de la journée). Cependant, ils mangeront alors discrètement.

5/ Il est permis de se brosser les dents sous certaines conditions.

Source : Choulkhan Aroukh - Chapitre 650 - ש׳׳ע סימן תרנ - Yalqout Yossef Ta'anit Esther
- מהככות תענית אסתר
 
 
 
 
 
 
 
 

Pourim – Michloa'h Manoth (Envoyer des cadeaux à des amis)

Du même verset la Meguilat Esther (9-22) nous apprenons la mitsva d'envoyer
des cadeaux à des amis : "faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et
d'échange de mets mutuels ainsi que de cadeaux aux nécessiteux."
 
Lorsque l'on envoie un cadeau à son prochain, on lui exprime nos sentiments
d'affection et d'estime, ce qui entraîne l'amitié, la paix et la fraternité.
 
On s'acquitte de cette mitsva en envoyant au moins 2 sortes de mets comestibles
(aliment ou boisson) en même temps. Cette mitsva doit être faite dans la journée
de Pourim et non la nuit.
 
Les femmes, les filles de plus de 12 ans et les garçons de plus de 13 ans, sont
également tenus d'envoyer à un ou une ami(e) un manoth (cadeau).
 
 
 
Source : Ben Ich 'Hai Tetsavé 1e Année - שנה א | Choulkhan Aroukh Chapitre 694 - ש''ע סי' תרצד |
Yalqout Yossef Michloa'h manot - דיני משלוח מנות
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 

Pourim – Michloa'h Manoth (Envoyer des cadeaux à des amis)

Du même verset la Meguilat Esther (9-22) nous apprenons la mitsva d'envoyer
des cadeaux à des amis : "faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et
d'échange de mets mutuels ainsi que de cadeaux aux nécessiteux."
 
Lorsque l'on envoie un cadeau à son prochain, on lui exprime nos sentiments
d'affection et d'estime, ce qui entraîne l'amitié, la paix et la fraternité.
 
On s'acquitte de cette mitsva en envoyant au moins 2 sortes de mets comestibles
(aliment ou boisson) en même temps. Cette mitsva doit être faite dans la journée
de Pourim et non la nuit.
 
Les femmes, les filles de plus de 12 ans et les garçons de plus de 13 ans, sont
également tenus d'envoyer à un ou une ami(e) un manoth (cadeau).
 
Source : Ben Ich 'Hai Tetsavé 1e Année - שנה א | Choulkhan Aroukh Chapitre 694 - ש''ע סי' תרצד |
Yalqout Yossef Michloa'h manot - דיני משלוח מנות
 
 
 
 
 
 

Chabbat Zakhor

Le Chabbat qui précède Pourim est appelé Chabbat Zakhor (souvenir).

De quel souvenir s'agit-il ?

Il s'agit du souvenir d'Amaleq qui nous a attaqué dans le désert, après la sortie
d'Egypte. Alors que tous les autres peuples reconnurent la puissance de D.ieu à
travers les 10 plaies et l'ouverture de la mer rouge, seul Amaleq s'est permis de
combattre le peuple juif afin d'amoindrir la crainte que l'on inspirait aux nations
du monde.
 
Nous devons nous acquitter du commandement positif de la Torah de nous souvenir
du mal qu'il nous a fait et qu'il pourrait encore nous faire.
 
Lors de l'office de Chabbat matin, on sort deux sifrei Torah au lieu d'un et on lit
dans le second la fin de la parachat Ki-Tetsé : "Zachor eth acher 'assa lekha 'amaleq...
- Souviens-toi de ce que t'a fait Amaleq..."

Chabbat chalom

Source : Yalqout Yossef - Les 4 parachiot
 
 
 
 
 

Pourim – Matanot laevyonim (donner des cadeaux aux pauvres)

Nous avons la mitsva de faire des dons aux pauvres le jour de Pourim.

Cette mitsva nous est enseignée dans la Meguilat Esther (9-22) : "faire de ces
jours, des jours de festin et de joie, et d'échange de mets mutuels ainsi que de
cadeaux aux nécessiteux."
 
Comme "nécessiteux" est formulé au pluriel, nous en déduisons qu'il faut faire
des cadeaux à 2 pauvres pour s'acquitter de cette mitsva.
 
On peut s'acquitter de cette mitsva aussi bien en donnant de l'argent qu'en donnant
un plat cuisiné ou des aliments. Quant à la quantité à donner, il est recommandé d'être
plus généreux qu'en général et, dans la mesure du possible, de donner avec largesse
le jour de Pourim.
 
On pourra mandater une personne responsable et fiable qui distribuera l'argent ou
le plat cuisiné pour nous le jour même. Il est d'ailleurs conseillé d'agir ainsi car il n'est
pas toujours facile de savoir avec certitude que la personne est réellement dans le
besoin.
 
 
 
Source : Ben Ich 'Hai Tetsavé 1e Année - שנה א | Choulkhan Aroukh Chapitre 694 - ש''ע סי' תרצד |
Yalqout Yossef Matanoth laévyonim - דיני מתנות לאביונים
 
 
 
 
 

Pourim – Introduction

La fête de Pourim commémore la délivrance des Juifs de l'empire perse et
notamment du plan d'extermination des juifs pensé par Haman, ministre du
roi Assuérus.
 
Pourim est célébré le 14 Adar (soit cette année Jeudi 08 mars) sauf dans les
villes fortifiées depuis l'époque de Yéhochouah (comme Jérusalem) où Pourim
y est célébré le 15.
 
Cette fête joyeuse met en évidence la "Main" de D. cachée dans les événements
des hommes.
 
Tout le monde a le devoir de célébrer cette fête, les grands comme les petits
(eux aussi doivent être encouragés à accomplir les Mitsvot de la fête).

Plusieurs Mitsvot régissent la fête de Pourim :

Le Jeûne d'Esther

La lecture de la Meguila

Donner des cadeaux aux pauvres (matanoth laévyonim)

Envoyer des cadeaux à des amis (Michloa'h Manoth)

Faire un festin copieux
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Matir assourim & Zokef kéfoufim

Matir assourim

... qui délivres les prisonniers.

Zokef kéfoufim

... qui redresses ceux qui sont courbés.

Si on a inversé l'ordre et qu'on a dit la bénédiction Zoqef kéfoufim avant celle
de Matir assourim, on ne pourra plus dire la bénédiction matir Assourim. En effet,
il est plus grave d'être courbé que d'être enchaîné.
 
Même une personne alitée devra dire la bénédiction Zoqef kéfoufim malgré qu'elle
ne puisse se relever car ces berakhot ont été instituées d'après les usages pratiqués
par la majorité des hommes.

 

Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א et Choulkhan Aroukh chapitre 46, ש׳׳ע סימן מו
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Pokéa'h ‘ivrim

... qui ouvres les yeux des aveugles.

Cette berakha est un remerciement envers D. car nos yeux sont fermés et
obscurcis pendant le sommeil et ils s'ouvrent quand on se réveille.
 
Les aveugles ont également l'obligation de la dire car les berakhot ont été
instituées d'après le comportement de la majorité des hommes (comme nous
l'avons vu dans l'introduction).
 
 
Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Hanoten lasekhvi (discernement)

Le mot sekhvi fait référence au coeur qui est imprégné de discernement (Job 38:36) :
cette bénédiction exprime donc notre gratitude envers Hachem pour avoir reçu la
capacité de distinguer le jour de la nuit. Le mot sekhvi fait aussi référence au coq,
qui possède également cette faculté. La bénédiction "hanoten lasekhvi" a donc été
formulée ainsi :
 
Béni Tu es Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui donnes au coq le discernement
pour distinguer le jour de la nuit.
 
Si l'on s'est levé avant l'aube ou si l'on a pas entendu le chant du coq, on devra
quand même dire cette berakha.
 
 
 
Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א, voir commentaire Artscroll, Berakhot 60: | :ברכות ס,
Rosh
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Eloquaï, Néchama… (3/3)

Si on a déjà prié Cha'harit (c'est à dire la 'Amida) et qu'on s'aperçoit qu'on a oublié
de réciter les bénédictions du matin, on ne pourra plus redire la bénédiction de
Eloquaï Néchama car on s'est déjà acquitté de cette bénédiction par celle de "Mé'hayé
Hamétim" ("qui ressuscite les morts") dans la 'Amida qui traite du même sujet
(résurrection des morts).

 

Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Eloquaï, Néchama… (2/3)

On doit prononcer cette berakha tout de suite après celle d'Acher Yatsar car il
est important que ces deux bénédictions soient juxtaposées !  Une des raisons
de cette association est qu' Acher Yatsar concerne notre corps (matériel) tandis
qu'Eloquaï, Néchama... concerne notre néchama (spirituelle).
 
Il est important de faire une pause entre les mots "Eloquaï" et "Néchama" pour
qu'ils ne puissent pas être compris comme signifiant "mon âme, mon D.", ce qui
pourrait signifier mon âme est ma divinité.

 
Source :Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Eloquaï, Néchama… (1/3)

C'est une bénédiction envers Hachem afin de Le remercier d'avoir rétabli notre
vitalité au réveil en nous rendant une âme pure d'origine divine qu'Il finira par
nous reprendre, après 120 ans, pour nous la restituer lors de la venue du Mashia'h
et de la résurrection des morts, très bientôt, amen.

 
Source :Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א et voir commentaire Artscroll, Berakhot 60: | :ברכות ס
 
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Introduction (3/3)

Les femmes sont également soumises à l'obligation de dire les bénédictions du
matin. Il faut aussi éduquer les enfants à dire les bénédictions.

 
 
Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Introduction (2/3)

Il faut dire chaque jour, après s'être levé, toutes les bénédictions du matin
même dans les cas où l'on n'est pas concerné par certaines d'entre-elles parce
qu'elles ont été instaurées d'après le comportement de la majorité des hommes
dans le but de louer Hachemet qu'elles recèlent d'allusions merveilleuses.
 
Cependant quelques exceptions subsistent : on ne récitera pas Netilath Yadayim
du matinsi on a veillé,Acher Yatsarsi on n'a pas été aux toilettes et Chéassa li kol
tsorkile jour de Kippour et du 9 av, comme nous le développerons prochainement).

 
Source : Ben Ich 'Hai Vayéchèv 1e Année | שנה א
 
 
 
 
 
 

Birkot Hacha'har – Introduction (1/3)

Birkot Hacha'har signifie en français "Les bénédictions du matin" (voir vos livres
de prières). Nous exprimons à travers ces berakhot notre reconnaissance envers
Hachem pour tous les bienfaits qu'il nous prodigue.
 
De plus, toutes ces bénédictions ont été instituées en raison du fait qu'il est interdit
à l'homme de profiter des bienfaits de ce monde sans bénir le Créateur.

 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 46, ש׳׳ע סימן מו voir Michna Beroura
 
 
 
 
 

Acher Yatsar 6/6

On doit réciter la berakha de Acher Yatsar dès que l'on va aux toilettes,
comme nous l'avons vu ici, que ça soit de façon naturelle ou artificielle
(laxatif, cathéter, pour un examen,etc.).
 
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 

Acher Yatsar 5/6

A la fin d'un repas, si on a été aux toilettes avant réciter le boré néfachot rabot,
me'ein chalochou le birkate hamazone(en fonction de ce que l'on a mangé),
ondira la berakha d'Acher Yatsar avant de réciter les bénédictions de fin de repas.
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 
 
Acher Yatsar 4/6
 
Si on a oubliéde dire la bénédiction d'Acher Yatsar,on dispose de 72 minutes
pour le faire. Si entre temps on a été de nouveau aux toilettes, on ne dira qu'
une seule fois la berakha Acher Yatsar.
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Acher Yatsar 3/6

Les femmes ont aussi l'obligationde dire la bénédiction de Acher yatsar. Il est
bon d'habituer également les enfants à la dire.
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 
 
 
 

Acher Yatsar 2/6

Bien qu'il soit encouragé d'utiliser le kéli, ce n'est pas indispensable. On pourra
simplement passer ses mains sous l'eau. Si on ne trouve pas d'eau en sortant des
toilettes,on se frottera les mains sur un support servant à nettoyer(tissus, mur,
etc...)puis onrécitera la bénédiction.Dès qu'on trouvera de l'eau, on se lavera les
mains sans bénédiction.
 
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 
 

Acher Yatsar 1/6

Après avoir été aux toilettes (même pour la quantitéla plus minime), on doit se
laver les mains et réciter la berakha deAchar Yatsar.
 
C'est unebénédictionqui a été instituéepar les membres de la Grande Assemblée*
afin de remercier et bénir Hachempourtous les miracles qu'Il opèredans notre corps.
Comme le dit le texte de la berakha,on ne pourrait survivre un instant si un de nos
orifices se bouchait ou restait ouvert.
 
 
* Instance dirigeante du judaïsme (assemblée de sages) créée par Ezra, environ
400 ans avant l'ère actuelle.En Hébreu : Knesset HaGuedolah
 
Source : Choulkhan Aroukh chapitre 6, ש׳׳ע סימן ו : דין ברכת אשר יצר ואלקי נשמה
 
 
 
 
 
 

Séoudat Yitro

Dans les communautés d'Afrique du nord, principalement en Algérie et en
Tunisie, nous avons le minhag d'organiser un repas le jeudi soir de la pa-
rachat Yitro,soit cette année demain soir, jeudi 9 février.

Cette séouda trouve plusieurs sources :

C'estun repas de remerciement à Hachemen raison d'une épidémie, qui a
fait comme victimes principales des petits garçons et qui a prit fin le jeudi
de la semaine de la paracha Yitro.
 
C'est égalementun repas de joie, en l'honneur de la Torah. En effet, c'est la
première fois qu'on mentionne les 10 commandements dans la Torah. Nous
faisons donc une séouda de remerciement à l'image de nos ancêtres dans le
désert qui ont fait une séouda après avoir reçu la Torah (comme c'est écrit
dans la Torah, Chemot 18, 1).
 
C'est aussiune festivité donnée en l'honneur des petits garçonsdu talmud
torah, qui allaient pour la première fois à la Synagogue écouter cette paracha
et notamment les 10 commandements qu'elle mentionne.
 
On ne récite pas de supplications le jeudi ni lors de la prière de min'ha la
veille.
Source : 'Alé hadasse p.679
 
 
 
 
 
 

Tou Bichvat (3/3)

On ne récite pas de supplicationsle jour de tou bichevat ni lors de la prière
de min'ha du 14 chevat.
Et il est interdit de jeûner à Tou Bichevat.
Ce jour seder de Tou Bichevat, 'Hag saméa'h à tous !!!
 
Source :
- Yalqout Yossef : Usages et coutumes de Tou biChevat, ילקוט יוסף : מהלכות ומנהגי ט''ו בשבט
 
 
 
 
 
 
 

Tou Bichvat (2/3)

Pour marquer ce jour,on a l'habitude le soir de Tou Bichevat, soit cette année
mardi soir, de goûter à tous les fruits qu'il est possible de trouver dans la ville
et d'y réciter les berakhot correspondantes. On s'efforcera de consommer des
5 fruits d'Israël qui sont évidemment à l'honneur ce jour là : Olives, dattes,
raisins, figues, grenades.

Voir les halakhot surles bénédictions sur les fruitsetl'ordre de réciter des berakhot.

Source :
- Yalqout Yossef : Usages et coutumes de Tou biChevat,
ילקוט יוסף : מהלכות ומנהגי ט''ו בשבט
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tou Bichvat (1/3)

Dans le calendrier juif, le15 chevatest le nouvel an des arbres. Cette date sert
notamment pour des règles concernant la'orla(fruit d'un arbre de moins de trois
ans), lesteroumoth(prélèvement dans la récolte pour les cohanim) et lesm'aasseroth
(prélèvement des dîmes).
 
Mais c'est aussi le jour du "jugement" des arbres en faveur desquels nous
"plaidons" : leurs fruits nous permettent et nous donnent envie de bénir le Créateur.
Celui qui récite une bénédiction suscite un surcroît d'abondance céleste qui se
manifeste dans les récoltes à venir.
 
Cette année le 15 chevat correspond au soir du Mardi 7 février (après la sortie des
étoiles) et à la journée du Mercredi 8 février.

Source :
- Yalqout Yossef : Usages et coutumes de Tou biChevat, ילקוט יוסף : מהלכות ומנהגי ט''ו בשבט
- Livre d'étude et Haggadah de Tou Bichvat par Hillel Bakis d'après le Rav Zécharia Zermati, ToratEmet




Netilath yadayim du matin (6/6)
 
Si on a veillé toute la nuitouqu'on a fait une sieste la journée, il y a un doute sur
l'obligation de se laver les mains.On les lavera donc 3 fois en alternance mais sans
réciter de bénédiction.
 
Dans le cas d'une veillée, les Achkénazes réciteront la berakha de Netilath Yadayim
après être allés aux toilettes.
 

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים

 
 
 
 

Netilath yadayim du matin 5/6

Les femmes ont également l'obligation de faire Netilath Yadayim le matin.

Il faut aussi habituer les enfants à accomplir cette mitsva dès leur lever. C'est
une bonne chose que de laver les mains des tout-petits qui n'ont pas encore
l'âge d'être éduqués afin qu'ils grandissent dans un esprit de pureté et de sainteté.
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים
 
 
 
 
 

Netilath yadayim du matin 4/6

Il faut veiller à ne pas toucher la bouche, les yeux, les narines et les oreilles
(ou tout autres orifices du corps) avant d'avoir fait Netilath Yadayim. Il ne
faut pas non plus toucher d'aliments.
 
En effet, une impureté repose sur les mains pendant la nuit et ne disparaît qu'
avec Netilath Yadayim.
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים
- Michna Beroura, Chapitre 4, Halakha 3
 
 
 
 
 
 
Netilath yadayim du matin 3/6
 
Il est nécessaire de se laver les mains avec un récipient (kéli) et de verser l'eau
sur ses mains (doigts et main jusqu'au poignet) : On prend le kéli dans la main
gauche qui verse l'eau sur la droite, puis on le prend dans la main droite et on
verse sur la main gauche. On répète ce geste 2 autres fois.
Après s'être lavé les mains, on récite la berakha avant de les essuyer.
Il est bien que l'eau se trouve à moins de 2 mètres du lit (environ) pour éviter
de parcourir cette distance.
 
Attention, ce lavage des mains est différent de celui avant de manger :
voir les halakhot pour Netilath Yadayim avant le repas.
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים
 
 
 
 
 
Netilath yadayim du matin 2/6

Deux raisons justifient l'obligation de se laver les mains le matin:

Sachant que nous ne contrôlons pas nos mains durant la nuit, elles ont
pu toucher des parties nécessitant un lavage des mains (nous verrons
en détail ce point plus tard).
 
Du fait que nous sommes considérés comme de "nouvelles créatures"
chaque matin, nous devons nous "sanctifier" parNetilath Yadayimdu
matinavant de pouvoir "servir"Hachem(via les différentes bénédictions
et prières de la journée).
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים
- Michna Beroura, Chapitre 4, Halakha 1a
 
 
 
 

Netilath yadayim du matin 1/6

Après s'être levé, il faut se laver les mains (netilath yadayim) au plus vite,
puis réciter la bénédiction suivante :
ברוך אתה ה' אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על נטילת ידים
Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asher kideshanou
bemitzvotav, vètzivanou ‘al netilat yadayim
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l'univers, qui nous as sanctifiés par
Tes commandements et nous as prescrit l'ablution des mains.
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 4, ש׳׳ע סימן ד : דין נטילת ידים
- Yalqout Yossef : Le lavage des mains le matin
 
 
 
 
 

Le réveil & Modé ani 3/3

"Modé ani" a été institué pour remercier et reconnaître Hachem dès le lever,
car nous sommes considérés comme de "nouvelles créatures" chaque matin.
 
C'est pourquoi si on se réveillequelques minutes dans la nuitouaprès une
sieste la journée,on ne dira pas "Modé ani".
 
 
Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 1, ש׳׳ע סימן א' : מהלכות השכמת הבוקר
- Yalqout Yossef : Le lever
 
 
 
Le réveil & Modé Ani 2/3
 
Dès qu'on se réveille, alors qu'on est encore dans son lit et qu'on ne
s'est pas encore laver les mains, on dit : "Modé ani..." - "je Te suis
reconnaissant...". Les femmes y sont également soumises. Elles diront
 "Moda ani..."
 
Je Te suis reconnaissant, ô Roi vivant et immuable, de m'avoir rendu
mon âme avec clémence ; grande est Ta fidélité.
 
Modé (moda) ani léfanékha, Mélékh 'Hai vékayam, chéhé'héraztabi
nichmati bé'hemla, rabba émounatékha.

מודה אני לפניך מלך חי וקים שהחזרת בי נשמתי בחמלה, רבה אמונתך


Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 1, ש׳׳ע סימן א' : מהלכות השכמת הבוקר
- Yalqout Yossef : Le lever
 
 
 
 
Le réveil & Modé Ani 1/3
 
Lorsqu'on se réveille le matin, il est bien pour la santé d'attendre quelques
instants avant de se lever, puis on se lève avec empressement pour accomplir
le "service d'Hachem" (par exemple faire la prière du matin : Cha'harit, etc.).
 
Le Choulkhan Aroukh nous précise dans la toute première halakha, "qu'il faut
se montrer fort comme un lion pour se lever le matin".

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 1, ש׳׳ע סימן א' : מהלכות השכמת הבוקר
- Yalqout Yossef : Le lever
 
 
 

La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 9/9

Le riz a un statut particulier dans la halakha.
C'est pourquoi, nos sages ont institué différentes bénédictions sur cet aliment :
 
Sur du riz cru ou aggloméré (comme les galettes de riz), on dit la berakha boré
péri ha-adama avant de le consommer et boré néfachot rabot après avoir mangé
plus d'un kazayith.

Sur du riz cuit (qu'il soit collé ou pas), on dit la berakha boré miné mézonoth
avant de le manger. Si on a mangé plus d'un kazayith, on dira la bénédiction
boré néfachot rabot.
 
En revanche, si on a aussi consommé un kazayith de gâteau, on ne dira pas
boré néfachot rabot. On dira seulement mé'ein chaloch (...'al hami'hya...) avec
l'intention d'acquitter le riz.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳ע סימן רח : דין ברכה מעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch




La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 8/9

Si on a un doute sur le fait d'avoir consommé ou bu la quantité requise de fruits, 
de gâteaux (un kazayith) et de vin (un révi'it), on peut se faire acquitter par une
personne qui est sûre d'avoir mangé plus d'un kazayith de ce qu'on a mangé et
consommé plus d'un révi'it de ce qu'on a bu.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳ע סימן רח : דין ברכה מעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch




La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 7/9

Après avoir mangé des sept espèces qui ont poussé en Israël, la fin de la
berakha change pour marquer cette spécificité:
pour des gâteaux dont la farine a été produite en Erets Israël: ...'al haarets
vé'al hami'hya (...pour le pays (d'Israël) et pour la nourriture) devient...'al
haarets vé'almi'hyatha (...pour le pays (d'Israël)et pour sa nourriture) ;
 
pour les fruits qui ont poussé en Israël :
...'al haaretsvé'al hapéroth (pour le pays et pour les fruits) devient...
'alhaarets vé'alpérotheiha (...pour le pays et pour ses fruits);
 
pour le vin dont le raison a poussé en Israël :
...'alhaarets vé'al péri haguéfen  (pour le pays et pour le fruit de la vigne)
devient...'al haarets vé'algafna (... pour le pays et pour le fruit de sa vigne).

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208,ש׳׳עסימן רח : דין ברכה מעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch



La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 6/9

Si on a mangé un repas avec du pain et que l'on récite le Bircate Hamzone à
la fin du repas, on sera également acquitté pour les aliments nécessitant la
berakha de Mé'ein Chaloch.
En revanche, la bénédiction de fin de repas Boré Nefachot Rabot n'acquitte pas
les aliments nécessitant la berakhade Mé'ein Chaloch et vice-versa, on devra
donc dire les 2 bénédictions après avoir mangé ces deux types d'aliments.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳ע סימן רח : דין ברכה מעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch







La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 5/9

Si on a bu un revi'it de vin et un revi'it d'eau (l'un après l'autre), on ne dira pas
boré nefachot rabot sur l'eau.
 
De la même façon que la berakha avant de boire du vin acquitte les boissons
que l'on va boire ensuite, la berakha de fin Me'ein Chaloch sur le vin acquittera
l'eau.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳עסימן רח : דין ברכהמעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch




La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 4/9

Le Chabbat, les jours de Yom Tov ou Roch'Hodesh, on rajoute, dans la béné-
diction de Mé'ein Chaloch, une phrase avec la mention spécifique du jour (voir
vos siddours pour le texte intégral).
 
Si on a oublié de mentionner le jour et que l'on n'a pas encore conclula béné-
diction en prononçant le nom d'Hachem alors on se reprend. Mais si on a déjà
mentionné le nom d'Hachem situé à la fin de la berakha, on ne se reprend pas
et on termine normalement.


Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳עסימן רח : דין ברכהמעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch



La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 3/9

Si on ne se souvient plus avoir récitéla berakha deMé'einChaloch, on ne la
redira pas à nouveau. Il serait bien alors dereconsommer un kazayith de
gâteau ou de fruits des 7 espèces pour pouvoir la(re)dire.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳עסימן רח : דין ברכהמעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch




La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 2/9

Si on a consommé un kazayith de gâteau,un des fruits des sept espèces et bu
un revi'it de vin, on englobe tous ces aliments dans une seule berakha de
Me'ein Chaloch.
 
Si on a oublié de mentionner une des 3 catégories d'aliment alors qu'on devait
le faire, il faudra refaire la berakha de Mé'ien Chaloch en mentionnant unique-
ment l'aliment qu'on aura oublié.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳עסימן רח : דין ברכהמעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch



La bénédiction Mé'ein Chaloch après avoir mangé 1/9

Après avoir consommé un kazayith (= environ 27grammes) de fruits des sept
espèces (olives, dattes, raisins, figues et grenades) ou un kazayith de gâteau
ou un revi'it (=8,6 cl) de vin, on récitera la bénédiction de Mé'ein Chaloch.

Cette berakha se personnalise en fonction de ce que l'on amangé:

  • un kazayith de fruits des 7 espècesalors on dira dansla bénédiction :
...'al ha'ets vé'al peri ha'ets...
  • un kazayith de gâteau alors on dira dans labénédiction :
...'al hami'hya vé'al hakalkala...
  • un revi'it de vin alors on dira dans la bénédiction :
...'alhaguefen vé'al peri haguefen...
 
Voir vos livres de prières pour le texte intégral.


Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 208, ש׳׳עסימן רח : דין ברכהמעין שלש
- Yalqout Yossef : Bénédiction Mé'ein Chaloch




Boré nefachot rabot 5/5
 
Si on a oublié de réciter la bénédiction de boré nefachote rabote, on pourra la
redire pendant environ 72 min maximum à condition d'être encore sous l'effet
de ce que l'on a mangé.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 207, ש׳׳עסימן רז : דין ברכהאחרונה
- Yalqout Yossef : Bénédiction après le repas




Boré nefachot rabot 4/5

Si on a mangé un repas avec du pain et que l'on récite le Bircat Hamazone
à la fin du repas, on sera également acquitté pour les aliments nécessitant 
la berakha de Boré Nefachote Rabote.
 
En revanche, la bénédiction de fin de repas Meien Chaloch que nous allons
voir la semaine prochaine, n'acquitte pas les aliments nécessitant la berakha
deBoré néfachote rabote et vice-versa, on devra donc dire les 2 bénédictions
après avoir mangé ces deux types d'aliments.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 207, ש׳׳עסימן רז : דין ברכהאחרונה
- Yalqout Yossef : Bénédiction après le repas




Boré nefachot rabot 3/5

Après avoir mangé plusieurs types d'aliment sur lesquels on doit récité Boré
nefachot rabot, on récitera une seul fois Boré nefachote rabote qui acquittera
tous les aliments consommés.

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 207, ש׳׳עסימן רז : דין ברכהאחרונה
- Yalqout Yossef : Bénédiction après le repas




Boré nefachot rabot 2/5

Pour tout ce qui est solide, si entre le début et la fin de la consommation on a
mis plus que le temps de akhilat perass, soit environ 7 minutes, ou pour ce qui
est liquide qu'on a pas bu un Revi'it (= 8,6 cl) rapidement (par exemple pour de
la soupe, du thé, du café chauds etc.), on ne récite pas la berakha de "Boré
nefachot rabot".

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 207, ש׳׳עסימן רז : דין ברכהאחרונה
- Yalqout Yossef : Bénédiction après le repas



Bénédiction Boré Nefachot Rabot 1/5

Après avoir consommédes fruits de l'arbre (à l'exception des 5 espèces de fruits
d'Israël : olive, datte, raisin, figue et grenade), des fruits de la terre, ou tout
aliment qui ne provient pas du sol (eau, viande, oeuf, poisson, fromage, etc.), on
récite la berakha "Boré Nefachot rabot" dès que l'on a mangé plus d'un kazayith
(= 27 grammes).

voir vos livres de prières pour le texte integral

Source :
- Choulkhan Aroukh chapitre 207, ש׳׳עסימן רז : דין ברכהאחרונה
- Yalqout Yossef : Bénédiction après le repas


Bénédiction après avoir mangé

Après avoir consommé un repas ou un aliment, nous avons l'habitude de remer-
cier Hachem. Il existe 3 bénédictions différentes.

1. Le Bircat Hamazone : après avoir mangé du pain

2. La bénédiction de Mé'ein Chaloch : après avoir mangé un aliment à base d'une
des sept espèces : blé, orge, olive, datte, raisin, figue, grenade.
 
3. La bénédiction de Boré Nefachot Rabot : après avoir mangé tout ce qui n'entre
pas dans les deux catégories précédentes, c'est à dire d'autres fruits, légumes et
tout ce qui ne pousse pas dans le sol.
 
Nous allons commencer par étudier les règles concernant la bénédiction de Boré
Nefachot Rabot, puis nous verrons ensuite celles sur la bénédiction de Mé'ein Chaloch.


Le jeûne du 10 Tevet 3/3

C'est aujourd'hui le jeune du 10 Tevet,

C’est le seul jeûne (parmi les 4 institués par les prophètes) qu’on ne déplace
pas s’il tombe un vendredi. C’est donc le seul jour ou l'on peut lire la Torah
un vendredi après-midi, puisqu’on sort laTorah à la prière de min'ha ces jours
de jeûne.
 
En Israël, le 10 Tevet a été désigné par le Grand Rabbinat comme jour du
Kaddish public, en souvenir des victimes de la Shoah, dont le lieu et la date
du décès sont pour la plupart inconnus. Aussi sont associés tous ceux qui au-
raient péri de façon tragique, sans qu'il yait quiconque pour réciter spécifi-
quement le kadish.

Nous vous souhaitons un bon jeûne : Tsom Kal.

Source:Choulkhan Aroukh - Chapitre 650 - ש׳׳ע סימן תרנ

Le jeûne du 10 Tevet 2/3

Les règles relatives à ce jeûne sont identiques à celles étudiés pour le Jeune
du 17 Tamouzet le Jeune de Guédalia :
 
1/ Chacun doit jeûner le 10 Teveth. Cette obligation commence au lever du
jour et se termine à la sortie des étoiles.
 
2/Les permissions:Pour ce jeûne, il est possible de se laver, de se parfumer,
de porter des chaussures en cuir et d'avoir des rapports conjugaux.
 
3/Les mineurs et la femme enceinte:Les garçons de moins de 13 ans et les
filles de moins de 12 ans sont totalement dispensés de jeûner (même une
partie de la journée). Une femme enceinte, dès que la grossesse devient re-
connaissable, est également dispensée. Avant que la grossesse ne se soit,
dès besoin, elle sera dispensée.
 
4/ Le cas du malade: Un malade, même qui n'est pas en danger, un conva-
lescent s'il est encore faible, les personnes âgées et les gens faibles pour
qui le jeûne est pénible ainsi qu'une femme 30 jours minimum après l'accou-
chement*sont dispensésde jeûne (même une partie de la journée). Cepen-
dant, ils mangeront alors discrètement.
 
*Si la femme en ressent vraiment le besoin, elle peut ne pas jeûner le 10
Teveth jusqu'à 2 ans après l'accouchement.

5/Se brosser les dents:

Il n’est pas convenable des e rincer la bouche pendant un jour de jeûne,
comme nous le faisons le matin au réveil. Certains avis permettent de le
faire, jusqu’à une quantité de Revi’it(8,1 cl).
 
A notre époque,une personne habituée à se brosser les dents chaque matin
 avec du dentifrice, et qui ne supporterai pas de ne pas le faire pendant un
jour de jeune, ou une bien personne de mauvaise haleine si elle ne se brosse
pas les dents avec du dentifrice, pourra dans tous les cas, se brosser les dents
pendant un jour de jeûne, en respectant les 2 conditions suivantes:

Ne pas introduire une quantité d'un Revi'it (8,1 cl) d'eau en une seule fois.

Veiller à tout recracher sans avaler la moindre goutte d'eau.

Source : Choulkhan Aroukh - Chapitre 650 - ש׳׳ע סימן תרנ

Le Jeûne du 10 Tevet 1/3

Le jeûne du 10 Tevet ('assara beteveth) est l'un desquatres jeûnes institués
par les prophètes. Il correspond au "jeûne dudixième mois" évoqué par le
prophète Zekharya (8-19).
 
Ce jeûne commémore le début du long et pénible siège deJérusalem par le
Roi babylonien Nabuchodonosor. Ce siège commença le 10 Teveth3336. Il se
termina, 24 mois plus tard, le 17 Tamouz 3338 lors qu'une brèchefut ouverte
dans la muraille de Jérusalem. Le 9 Av de cette année, le Templefut détruit et
le peuple juif fut exilé en Babylonie pendant 70 ans...
 
C'est donc un jour de jeûne, de deuil et de repentir afinde réveiller les coeurs
et de les guider vers la techouva. Lejeûne sera un souvenir de nos fautes ainsi
que des fautes de nos ancêtrespuisque nous sommes affligés des mêmes mal-
heurs qu'eux (exil).
 
L'évocation de ces souvenirs doit nous inciter à nousaméliorer et ainsi hâter la
venue de Machia'h.

Source :Choulkhan Aroukh - Chapitre 650 - ש׳׳ע סימן תרנ

Une Berakha en vain et y répondre Amen 5/5

Dire une berakha inutile équivaut à prononcer le nom de D. en vain. Il est
donc défendu d'y répondre Amen.
 
Pour les séfaradim, l'interdiction de dire une berakha en vain émane de la 
Torah. C'est pourquoi, nous sommes plus stricts et en cas de doute lors d'
une récitation d'une bénédiction, on préférera s'abstenir.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amen
ש׳׳ע סימן רטו : עניית אמן אחר הברכות


Répondre amen après une berakha 4/5

On ne doit pas répondre amen à la berakha d'un enfant de moins de 6 ans.
Même s'il sait bien dire les berakhot, on ne doit pas se montrer plus strict et 
répondre.
 
En revanche,on répond Amen à la berakha d'un enfant de plus de 6 ans qui
comprend à qui elle s'adresse. Cette règle est la même qu'il s'agisse d'un
garçon ou d'une fille.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amen
ש׳׳ע סימן רטו : עניית אמן אחר הברכות

Répondre amen après une berakha 3/5

Si on entend une bénédiction au téléphone ou à la radio en direct, on répond
amen (même si on ne peut pas s'acquitter).
 
En revanche, on ne répond pas amen lorsque l'on entend une berakha enregi-
strée ou retransmise.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amen
ש׳׳ע סימן רטו : עניית אמן אחר הברכות

Répondre amen après une berakha 2/5

On a l'obligation de répondre amen après une berakha dite par un Juif (même
s'il n'est pas respectueux de la halakha), même si on ne l'a pas entendu entiè-
rement du début à la fin. En revanche, on ne répond pas après une berakha dite
par un non juif. De même, si quelqu'un change le texte de la berakha ou omet
le nom d'Hachem, on ne répondra pas Amen.
 
On ne répond pas Amen après une berakha que l'on a dite soit même sauf à la
 fin d'une série d'au moins 2 berakhot (exemple : dans la tefila après "yichtaba'h",
dans le bircat hamazon après "bonéYerouchalayim", etc. ).

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amen
ש׳׳ע סימן רטו : ענייתאמן אחר הברכות

Répondre Amen après une bera’ha 2/5

On a l'obligation de répondre amen après une berakha dite par un Juif (même
s'il n'est pas respectueux de la halakha), même si on ne l'a pas entendu entiè-
rement du début à la fin. En revanche, on ne répond pas après une berakha
dite par un non juif. De même, si quelqu'un change le texte de la berakha ou
omet le nom d'Hachem, on ne répondra pas Amen.

On ne répond pas Amen après une berakha que l'on a dite soit même sauf à la
fin d'une série d'au moins 2 berakhot (exemple : dans la tefilaaprès "yichtaba'h",
dans le bircat hamazon après "boné Yerouchalayim", etc. ).

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amenש׳׳ע סימן רטו : עניית אמן אחר הברכות


Répondre Amen après une bera’ha 1/5

Lorsqu'on entend une berakha, qu'on veuille ou non s'en acquitter, on doit ré-
pondre amen.

Pourquoi répondre "Amen" ?

1/ Cela signifie qu'on adhère et qu'on exprime la foi en cequi a été dit. En effet,
en hébreu amen (אמן) vient du mot emouna (אמונה): confiance/croyance.
 
2/ Lorsqu'on répond amen, on prie pour que la bénédiction que l'on vient d'en-
tendre se réalise.
 
Amen a également un sens supplémentaire : En hébreu, amen s'écrit avec les
lettres Alef (א), Mem (מ) et Noun (נ) qui sont les initiales de El MelekhNéeman
- אל מלך נאמן - D. et Roi de confiance.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 215 : Répondre Amen

ש׳׳ע סימן רטו : עניית אמן אחר הברכות

‘Hanouka Saméa'h 9/9

On rajoute dans les 'amidoth que l'on récite les jours de 'hanouka, le passage
« 'al hanissim » qui mentionne le miracle de 'hanouka. Le premier soir de 'ha-
nouka, on fera 'arvit avant l'allumage et bien qu'on n'ait pas encore allumer la
 'hanoukia, on rajoutera le passage « ‘al hanissim » dans la 'amida.

On dit également 'al hanissim dans le Bircat Hamazone.

Si on n'a pas allumé avant le lever du jour, on allumera alors sans berakha.

Quelqu'un, qui n'a pas du tout pu allumer les lumières de'Hanouka ne pourra plus
 remplacer le ou les allumage(s) perdu(s). Il allumera le nombre de lumières cor-
respondant au jour où il a commencé à allumer (Exemple: 3 lumières si c’est le
3ème jour) en récitant la berakha. Dès qu'il allumera pour la première fois, il ré-
citera également la bénédiction de chéhé'héyanou.

'Hanouka Saméa'h

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de 'Hanouka

ש׳׳ע : מהלכות חנוכה
‘Hanouka 8/9 Le cimetière pendant 'Hanouka
Comme nous l'avons vu, les sages de l'époque ont institué de se réjouir et de
louer Hachem. On ne fait donc pas d'éloge funèbre pour un disparu. Il est pré-
férable également d'éviter de se rendre au cimetière (même pour la fin des 7
jours ou du mois de deuil) car la proximité avec la tombe du défunt éveille le
chagrin et les pensées douloureuses. Il est mieux d'aller se recueillir avant
'Hanouka. En revanche les règles de deuil sont maintenues, quel'on soit dans
la semaine, le mois ou l'année.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanoukaש׳׳ע : מהלכות חנוכה 

‘Hanouka 7/9 Le cas de Chabbat et de l’invité

La veille de Chabbat, on allume d'abord les lumières de'Hanouka puis celle
de Chabbat. Comme les lumières de 'hanouka doivent brûler au moins une
demi-heure après la tombée de la nuit, il faudra mettre suffisamment d'huile
pour que les lumières puissent brûler une demi-heure après la tombée de la
nuit.
 
Samedi soir, Motsé Chabbat, on fera d'abord la havdala puis on allumera les
lumières de 'hanouka.
 
Dans le cas ou on est invité chez des amis ou de la famille,on sera acquitté
par l'allumage du chef de famille. On aura donc pas le droit d'allumer avec
berakha dans la chambre qui nous est réservée.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka

ש׳׳ע : מהלכות חנוכה


'Hanouka 6/9 Où placer la Hanoukia et avec quoi l’allumer?

La 'Hanoukia doit être idéalement située entre 24 et 80 cm du sol. Si elle peut
être visible à l'extérieur alors on préférera la placer à la porte ou à la fenêtre
qui donne sur l'extérieur afin qu'elle soit visible par un maximum de passants
pour diffuser le miracle !
 
Si la 'Hanoukia ne peut pas être visible de l'extérieur alors on la placera de
préférence devant la porte d'entrée sur le côté opposé à la mézouza. Cela
permettra aux personnes qui rentrent "d'être entourées" de 2 mitsvot : la
mezouza et la 'hanoukia.
 
Toutes les huiles et toutes les mèches sont valables pour les lumières de
'Hanouka, mais la meilleure façon de faire la mitsva c'est d'utiliser de l'huile
 d'olive.
Bien que les bougies de cire soient valables, il est mieux d'utiliser de l'huile
car c'est avec de l'huile que s'est produit le miracle.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de 'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה

Hanouka 5/9 La Mitsva d’allummer

Jeudi 15 décembre 2011 / 19 Kislev 5772

C'est l'allumage lui-même qui constitue la mitsva. C'est pourquoi, il faudra s'
assurer que toutes les conditions nécessaires pourla validité de la mitsva soient
présentes au moment de l'allumage (quantitéd'huile, hauteur, pas de courant
d'air, etc.).
 
Il faut allumer les bougies de 'Hanouka avec beaucoup de soin car c'est une
mitsva extrêmement chère par laquelle nous proclamons le miracle et remercions
D. des prodiges qu'il a accomplis pour nous. Celui qui la respecte scrupuleusement
mérite d'avoir des enfants érudits en Torah.
 
On attendra bien que la majeure partie de la mèche flambe avant de retirer
sa main lors de l'allumage.
 
Il est interdit de se servir de la lueur diffusée par les lumières de 'Hanouka.
Il est également interdit d'allumer une autre flamme ou une cigarette à partir
de ces lumières.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה

Hanouka 4/9 Qui doit allumer?

Mercredi 14 décembre 2011 / 18 Kislev 5772

On allume une 'hanoukia par famille. Le premier soir, on allume à l'aide du
chamach (flamme supplémentaire) une lumière puis on en ajoute une de plus
chaque jour jusqu'au huitième soir où on en allumera huit (le minag Achkenaze
est d'allumer une 'Hanoukia par membre du foyer à l'exception de la femme
qui est acquittée par son mari).
 
Le premier soir, on allume d'abord la lumière qui se trouve le plus à droite.
Le second soir, on allumera d'abord la lumière qu'on ajoute puis celle de la
veille. On procédera donc à l'allumage de gauche à droite. De cette façon,
on récitera toujours la berakha sur la lumière qu'on ajoute !
 
Le moment idéal pour allumer les lumières est dès la sortie des étoiles. On
fera la prière de Arvit avant l'allumage. Il est bon de réaliser cette mitsva dès
que possible mais en cas de force majeure on pourra allumer toute la nuit.
 
Il faut mettre suffisamment d'huile pour que les lumières brûlent au moins
une demi-heure.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה

Hanouka 3/9 Qui doit allumer?

Mardi 13 décembre 2011 / 17 Kislev 5772

Tout le monde a l'obligation d'allumer les lumières de 'Hanouka. En revanche,
comme l'obligation incombe au foyer, si le mari rentre tard ou est en déplacement,
il est indiqué et même recommandé qu'il charge son épouse d'allumer les
lumières de 'Hanouka à la tombée de la nuit et il sera acquitté par cet allumage
malgré son absence (il pourra s'il le veut les allumer sans berakha de son coté).
 
On pourra, pour habituer les jeunes enfants (en âge d'être éduqué), leur faire allumer
les flammes "supplémentaires" (c'est àdire, à l'exception de la première qu'on allume).
 
Les femmes ont l'habitude de ne pas faire de travaux ménagers durant la première
demi-heure après l'allumage.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה

Hanouka 2/9 Les bénédictions

Lundi 12 décembre 2011 / 16 Kislev 5772

Le premier soir de 'Hanouka, soit Mardi 20 décembre dès la sortie des étoiles,
on récitera 3 bénédictions avant d'allumer les lumières:

ברוך אתה ה' אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו להדליק נרחנכה

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asherkideshanou bemitzvotav,
vètzivanoulahdlik ner 'Hanouka
 
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes
commandements et nous as prescrit d'allumer la lumière de'Hanouka

ברוך אתה ה' אלקינומלך העולם שעשה נסיםלאבותינו בימים ההם בזמןהזה

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, chéassanissim laavoteinou
 bayamim hahem bazéman hazé

Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui asaccompli des miracles
pour nos ancêtres, en leur temps, à cette époque-ci

ברוך אתה ה' אלקינומלך העולם שהחיינו וקימנווהגיענו לזמן הזה

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam,chéhé'héyanou vékiyémanou
véhiguiy'anou lazéman hazé
 
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui nous asmaintenus en vie,
nous as soutenus et nous as permis d'atteindre ce temps

Les autres soirs, on ne récite que les deux premières berakhot.

On pensera bien à allumer le chamach avant de réciter les bénédictionscar
c'est une flamme ordinaire qui n'est pas concernée par la mitsva.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה

Hanouka 1/9

A l'époque du second Beth Hamikdach, les autorités grecques prirent des
mesures de répression contre le peuple Juif. Elles empêchèrent la pratiquer
des mitsvot ainsi que l'étude de la Torah. Les grecs s'approprièrentles biens
et les filles des Juifs. Ils pénétrèrent dans le Temple et le saccagèrent. Une
famille de Cohen Gadol, les 'Hachmonaïm, réussirent miraculeusement à
prendre le dessus et délivrèrent le peuple Juif le 25 Kislev. Mais lorsqu'ils
voulurent rallumer la grande Ménorah du Beth Hamikdach, ils ne trouvèrent
aucune "huile pure" hormis une fiole dont la quantité n'aurait dû suffire
que pour un seul jour. Mais un miracle se produisit et l'huile brûla huit
jours, le temps de se procurer de l'huile pure.
 
Les sages de l'époque, pour se souvenir de ce miracle, ont donc institué
de se réjouir durant ces huit jours,de louer Hachem et d'allumer des lumières
chaque soir afin de proclamer le miracle et de le diffuser.
 
D'après la stricte Halakha, la mitsva est d'allumer une flamme par jour mais
le minag de nos jours est d'ajouter une flamme supplémentaire par jour.

Source : Yalqout Yossef - Règles relatives à la fête de'Hanouka
ש׳׳ע : מהלכות חנוכה 

Erreur dans la bénédiction 3/3

Si l'on dit la berakha"boré péri haadama"sur un fruit de l'arbre, on sera quitte
car l'arbre est rattaché à la terre.
 
En revanche, l'inverse ne fonctionne pas, donc si on adit"borépériha'ets" sur
un fruit de la terre et qu'on s'en aperçoit"tokh kedeidibour"(immédiatement :
le temps de dire "Chalom aleikha Rabbi"), on rectifie tout de suite et on dit
"haadama". Si le laps de temps s'est écoulé, il faudra redire la berakha"boré
périhaadama".

Source : Yalqout Yossef

Erreur dans la bénédiction 2/3

Si l'on s'est trompé et qu'on a dit "boré minémezonoth", à la place de n'importe
quelle autre berakha surunaliment (sauf l'eau et le sel),on est quitte et on n'aura
pas besoin de refaire la bénédiction spécifique car tous les aliments (sauf l'eau
et le sel) sont "mazone".
 
La berakha de"cheakol nihya bidvaro"est, comme nous l'avons vu,la berakha
la plus généraliste et acquitte tout à posteriori. Donc si on se trompe et qu'on a
dit la berakha "cheakolnihya bidvaro",on sera quitte pour tous les aliments.
 
De plus, si par exemple on a dit "cheakolnihyabidvaro" sur une pomme et qu'
on a devant soi une boisson qu'on a l'intention de boire, on s'est acquitté pour
les deux et on ne redira pas"cheakol nihya bidvaro" sur la boisson.

Source : Yalqout Yossef 

Erreur dans la bénédiction 1/3

Si l'on se trompe de berakha avant de manger un aliment et qu'on s'en aperçoit
"tokh kedei dibour",ce qui signifie immédiatement (le temps de dire "Chalom
aleikha Rabbi"), on se reprend et on corrige la fin de la berakha.
 
Si ce laps de temps très court s'est écoulé,il faudra dans certains cas refaire la
berakha dans d'autres non. Nous verrons quelques cas généraux mais pour toutes
questions précises, contactez votreRabbin ou écrivez nous par email.

Source : Yalqout Yossef

L’essentiel et l’accessoire 3/3

Bien que la Halakha dise que l'essentiel dispense l'accessoire de berakha, lorsqu'
on aime autant l'accessoire ou qu'on préfère l'accessoire à l'essentiel, on peut dire
d'abord la berakha sur l'accessoire, en manger un peu puis dire la berakha sur
l'essentiel ensuite.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 212 : L'essentiel et l'accessoire
ש׳׳ע סימן ריב : שעיקרפוטר את הטפילה

L’essentiel et l’accessoire 2/3

Lorsque l'on mange, sans pain, du riz contenant des petits morceaux mélangés
de viande par exemple, on ne dit pas la berakha de"cheakol nihya bidvaro"
sur la viande car elle accompagne l'aliment principal. De même pour une salade
ou un plat cuisiné. Dans le cas contraire(si la viande est posée). 
 
De même, pour des petits pois mélangés avec du riz par exemple, on dira
uniquement la bénédiction de "Boré miné mézonoth"sur le riz mais s'ils sont
posés à part alors on dira"boré péri haadama" sur les petits pois aussi.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 212 : L'essentiel et l’accessoire
ש׳׳ע סימן ריב : שעיקרפוטר את הטפילה

L’essentiel et l’accessoire 1/3

Nous avons expliqué dans la Quotidienne Halakhique du 17 Novembre, que lorsqu'
un aliment qui constitue l'essentiel est accompagné d'accessoire, on dira la
bénédiction uniquement sur l'essentiel.L'accessoire est alors exempté. C'est
pourquoi, on ne dit pas de berakha sur de la crème qui recouvre un gâteau,
sur l'olive d'une pizza, etc.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 212 : L'essentiel et l'accessoire
ש׳׳ע סימן ריב : שעיקרפוטר את הטפילה

Dans quel ordre réciter les bénédictions? 6/6

Comme nous l'avons vu précédemment, il y a un ordre à respecter concernant
les berakhot sur des aliments et boissons. Mais si on aunenette préférence pour
un aliment en particulier alors on pourra dire la bénédiction sur cet aliment
sans tenir compte de l'ordre établi.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour lesbénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Dans quel ordre réciter les bénédictions 5/6

Nous avons vu dans la précédente Quotidienne Halakhique que les 7 espèces
sont prioritaires par rapport aux autres. Il faut savoir également qu'il y a un
ordre dans ces 7 espèces correspondant à leur place dans le verset de la Torah
(Dévarim 8,8) :

Le Blé à la priorité sur l'Orge.

Concernant les fruits, voici l'ordre de priorité : Olive-> Datte -> Raisin -> Figue -> Grenade.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour les bénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Dans quel ordre réciter les bénédictions 4/6

Les 7 espèces suivantes ont un statut spécifique dans la Torah. Nous l'apprenons
du verset 8, chapitre 8 dans Devarim. Elles auront donc la préséance lors des
bénédictions.

Les 7 espèces : Le Blé - L'Orge - L'Olive - LaDatte - Le Raisin - La Figue - La Grenade.

Comme ces espèces ont une importance particulière, lorsque l'on a devant nous
plusieurs sortes de fruits dont un fruit de ces 7 espèces, on récitera la bénédiction
sur ce dernier en pensant à acquitter les autres fruits. De même pour des gâteaux
ou du pain dont certains ont été faitavec de la farine de blé ou d'orge.
 
Cependant, si on a oublié de donner la priorité à l'une de ces 7 espèces, par
exemple si on a récité la bénédiction"borépériha'ets" sur une orange alors
qu'on avait des dattes sur la table, on sera quitte et on ne redira pas la bénédiction.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour les bénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Dans quel ordre réciter les bénédictions 3/6

Une seule berakha suffit pour exempter tout autre aliment dela même catégorieque
l'on a devant nous ou ceux qui ne sont pas devant nous etqu'on a l'intention de
consommer.
 
Par exemple, on fera une seule fois la bénédiction sur un fruit de l'arbre en
pensant à acquitter tous les autres fruits de l'arbre que l'on consommera ensuite.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour les bénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Dans quel ordre réciter les bénédictions 2/6

Comme nous l'avons vu, le Motsia la priorité sur l'ensemble des autres
bénédictions. Il acquitte les aliments et les plats quise mangent avec du pain,
donc lors d'un repas où l'on récite le motsi, onn'aura pas besoin de refaire
les berakhot (sauf pour le vinet pour les desserts).
 
Chabbat et les Jours de fêtes, comme on doit commencer parréciter le Kidoush
sur le vin pour "bénir" ce jour, on couvrira le pain pour ne pas être obligé de lui
donner la préséance et de faire le motsi d'abord.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour lesbénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Dans quel ordre réciter les bénédictions 1/6

Lors d'un repas où l'on ne récite pas le Motsi, on doit respecter un ordre quand
on récite les bénédictions. En effet, on commencera de la berakha la plus spéci-
fique à la plus générale. L'ordre de préséance des bénédictions est donc le
suivant :

Boré miné mezonoth

Boré péri haguefen

Boré péri ha'ets

Boré péri ha-adama

Chehakol nihya bidvaro

Cependant, si on s'est trompé dans l'ordre, on devra quand même réciter les
bénédictions des autres aliments. Par exemple, si on a d'abord dit la berakha
de "cheakol nihya bidvaro" on devra faire les bénédictions sur les autres
aliments car on n'a pas eu l'intention de les acquitter. De même si on a dit "Boré
péri ha-adama" avant "borépéri ha'ets".

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 211 : Préséance pour lesbénédictions
ש׳׳ע סימן ריא : דיניקדימה בברכות

Entre la bénédiction et la consommation 3/3

Si on s'est interrompu ou que l'on a parlé entre la bénédiction et la consommation,
on ne recommencera pas une seconde fois laberakha. On mangera ou on boira
le plus tôt possible.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 206 : Interruption eterreur dans la bénédiction
ש׳׳ע סימן רו : דיניהפסק וטעות בברכות

Entre la bénédiction et la consommation 2/3

On ne répond pas amen à une berakha de quelqu'un d'autre avant d'avoir
soi-même mis dans sa bouche l'aliment sur lequel on vient de faire
la bénédiction.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 206 : Interruption eterreur dans la bénédiction
ש׳׳ע סימן רו : דיניהפסק וטעות בברכות

Entre la bénédiction et la consommation 1/3

On ne doit jamais s'interrompre entre la berakha et la consommation.
Quelques cas pratiques :
On soufflera d'abord sur un café ou un thé chaud afin de le refroidir puis
on dira la bénédiction avant de le boire.
On dira "le'hayim" d'abord puis on dira la bénédiction sur la boisson que l'on
consommera ensuite.
On vérifiera d'abord si un fruit ou un légume ne contient pas de vers avant de
faire la berakha puis on le mangera. Mais dans ce 3e cas, si on a dit la béné-
diction en oubliant de vérifier le fruit ou le légume au préalable, on ne devra
pas le goûter avant de l'avoir inspecté ! (tout en restant silencieux jusqu'à ce
que l'on mange).

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 206 : Interruption et erreur dans la bénédiction
ש׳׳ע סימן רו : דיני הפסק וטעות בברכות

Prendre l'aliment dans la main

Pour faire une bénédiction, il faut toujours prendre dans la main droite
l'aliment sur lequel on va réciter la berakha (ou le récipient qui le contient,
ex : un verre, une fourchette...).
Mais sur de l'eau qui coule d'une source, on pourra dire la berakha "cheakol
nihya bidvaro" bien que l'eau que l'on va boire ne soit ni devant nous, ni
dans notre main droite.

Source : Yalqout Yossef - Chapitre 206 : Interruption et erreur dans la bénédiction
ש׳׳ע סימן רו : דיני הפסק וטעות בברכות

Goûter un plat ou un aliment

Lorsque l'on goûte un plat ou un aliment et que l'on va en tirer un plaisir,
on devra faire la berakha spécifique à l'aliment. En revanche, si on goûte un
plat ou un aliment uniquement pour l'assaisonner et donc qu'on ne tire pas
de plaisir de cette action, alors on ne récitera pas la berakha adéquate.
 
Source : Yalqout Yossef - Chapitre 204 : Bénédictions sur les autres aliments
ש׳׳ע סימן רד : דיני הברכות על יתר המאכלים


Quand on n'aime pas l'aliment?

Si on doit manger ou boire un aliment alors qu'on en n'a pas envie (de l'eau
pour faire passer un médicament, un aliment que l'on n'aime pas mais que
l'on est obligé de manger pour diverses raisons, etc.), on ne récitera pas la
bénédiction appropriée avant de le manger ou boire.
 
Source :
- Yalqout Yossef - Chapitre 202 : Bénédictions pour les fruits de l'arbre
ש׳׳ע סימן רב : דיני ברכת פירות האילן
- Yalqout Yossef - Chapitre 204 : Bénédictions sur les autres aliments
ש׳׳ע סימן רד : דיני הברכות על יתר המאכלים


Quand on ne connaît pas la bénédiction

Quand on ne connaît pas la bénédiction à réciter sur un aliment et qu'il nous
 est impossible de le savoir, on récitera la bénédiction "chehakol nihya
bidvaro".
 
Source :
Yalqout Yossef - Chapitre 204 : Bénédictions sur les autres aliments
ש׳׳ע סימן רד : דיני הברכות על יתר המאכלים



Bénédiction sur un plat mélangé

En dehors d'un repas où l'on ne fait pas le Motsi, si on veut manger un aliment
ou un plat composé de différents aliments (ex : salade, falalel, lasagnes, etc.),
en principe c'est la quantité majoritaire composant l'aliment ou le plat qui
définira la berakha.
 
Source :
- Yalqout Yossef - Chapitre 204 : Bénédictions sur les autres aliments
ש׳׳ע סימן רד : דיני הברכות על יתר המאכלים
- Yalqout Yossef - Chapitre 205 : Bénédictions sur les légumes
ש׳׳ע סימן רה : דיני ברכת ירקות


Bénédictions sur les autres aliments

>La banane:
On dit"boré péri haadama" avant de manger une banane car elle pousse sur
un plante et non sur un arbre.

>Pop-Corn:
Sur du pop-corn,quiestdu"maïséclaté",on fait la berakhade "boré péri haadama".

>Champignons et Truffes:
Sur les champignons et les truffes,on dira la berakha"chehakolnihya bidvaro"
car ils ne se nourrissent pas de la terre..
 
>Chewing-Gum:
Bien qu'on n'avale pas un chewing-gum,on prend généralement du plaisir à
le mastiquer. C'est pourquoi on fera la berakha de"chehakol nihyabidvaro".

Source :
- Yalqout Yossef - Chapitre 203 : Bénédictions pour les fruits de la terre
ש׳׳ע סימן רג : דיניברכת פירות הארץ
- Yalqout Yossef - Chapitre 204 : Bénédictions sur les autres aliments
ש׳׳ע סימן רד : דיניהברכות על יתר המאכלים


Les autres aliments

Sur tous les aliments qui ne poussent pas dans le sol, comme la viande, le poisson,
les œufs, le lait, l'eau, le fromage, etc.,ondira la bénédiction de "chehakol nihya
bidvaro".

ברוך אתה ה' ,אלקינומלך העולם, שהכל נהיהבדברו

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, chéakolnihya bidvaro.

Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, car tout a été créé par Ta parole.




Le jus de raisin et le vin
 
Le jus de raisin et le vin ont un statut spécifique car ils sont "importants" dans la
tradition. On récitera donc sur le jus de raisin et le vin une berakha particulière:
celle de"borépérihaguefen" :

ברוך אתה ה' ,אלקינומלך העולם, בורא פריהגפן

Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, boré périhaguefen.

Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui crées le fruit de la vigne.

Source :
Yalqout Yossef - Chapitre 202 : Bénédictions pour les fruits de l'arbre
ש׳׳ע סימן רב : דיניברכת פירות האילן




Les fruits & légumes: confits ou cuits
 
Sur un fruit ou un légume encore entier que l'on a confit ou cuit, même s'il est
écrasé mais que le fruit peut encore se distinguer alors on récitera la berakha
sur le fruit ou le légume.
 
Concernant la purée, tant qu'elle n'est pas trop liquide, on récitera la bénédiction
"boré péri haadama" d'après le Yalkout Yossef. Si elle est trop liquide, on récitera
la berakha"chehakolnihya bidvaro".
 
Source :Yalqout Yossef - Chapitre 202



Le JUS de fruits et légumes

Sur tous les jus de fruits ou les jus de légumes (qu'ils soient purs ou dilués avec
de l'eau et qu'il y ait de la pulpe ou pas), on dit la berakha "cheakol nihya bidvaro",
sauf pour le jus de raisin (nous verrons le cas du raisin plus tard).
ברוך אתה ה' ,אלקינו מלך העולם, שהכל נהיה בדברו
Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, chéakol nihya bidvaro.
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, car tout a été créé par Ta parole.
On dira également la berakha "cheakol nihya bidvaro" sur le miel qui s'écoule
des dattes (sur le miel d'abeilles aussi).
Concernant le lait de coco, on dira également la bénédiction de "cheakol nihya
bidvaro".
Lorsqu'on a dit la berakha sur le fruit ou le légume avant de le manger et qu'on
boit son jus dans la foulée, alors on ne fera pas la bénédiction "cheakol nihya
bidvaro" sur le jus (ex : lorsqu'on mange un pamplemousse et qu'ensuite on boit
le jus restant).
 

Source :Yalqout Yossef - Chapitre 202 et 204



Les Fruits et les Légumes: bérahotes

Sur tous les fruits d'un arbre qui se perpétue d'année en année, on dit la béné-
diction "boré péri ha'ets" :
ברוך אתה ה' ,אלקינו מלך העולם, בורא פרי העץ
Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, boré péri haets.
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui crées le fruit de l'arbre.
 
Sur tous les fruits de la terre, qui poussent sur la terre, dans la terre ou sur une
plante qui ne se renouvelle pas, on dit la berakha "boré péri haadama" :
ברוך אתה ה' ,אלקינו מלך העולם, בורא פרי האדמה
Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, boré péri haadama.
Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l’univers, qui crées le fruit de la terre.
 
Source :Yalqout Yossef - Chapitre 202 et 203


Le Zimoun 4/4
 
A l'instar d'un miniyane(quorum de 10 personnes) qui ne peut être complété
par une femme,on ne compte pas les femmes pour le zimoun
En revanche, tout comme les femmes répondent aux prières récitées par le 
miniyane, pour le bircat hamazon, si elles ont pris leur repas avec les hommes
(3 hommes ou plus), elles doivent répondre au zimoun afin d'en être acquittées.


Le Zimoun 3/4

Un enfant en âge de comprendre le sens des berakhot et conscient qu'elles
sont adressées à Hachem (en général à partir de 6 ans et plus), peut compléter
le quota de 3 ou de 10 hommes pour le zimoun. En revanche, on ne peut
associer qu'un seul enfant et pas davantage, aussi bien pour le zimoun à 3
que pour celui à 10.
 
Source : Yalqout Yossef - Chapitre 199


Le Zimoun 2/4

Hier, nous avons dit qu'il fallait au moins que 3 personnes aient mangé
ensemble pour pouvoir dire le Zimoun afin de glorifier Hachem. Mais il faut
qu'au minimum 2 personnes aient mangé du pain (aient fait le Motsi) tandis
que la 3e personne pourra consommer quoique ce soit pour compléter le
zimoun.
Source : Yalqout Yossef - Chapitre 198

 
Le Zimoun 1/4

Le zimoun est une invitation permettant d'associer les personnes ayant partagé
leur repas dans le but de glorifier Hachem (via le bircat hamazon). En effet, plus
il y a de juifs réunis ensemble et plus la glorification d'Hachem est effective.
Le zimoun peut être récité avant le bircat hamazon si au moins 3 hommes ont
mangé ensemble.
 
A partir de 10 hommes, on mentionnera le nom d'Hachem dans le zimoun
(en effet, Hachem est présent dans une assemblée de 10 personnes).
 
 
Bircat Hamazon: Magdil/Migdol
 
Le Chabbat, à Rosh 'Hodech, les jours de fêtes et à 'hol hamoed (soit tous les
jours où l'on récite Moussaf), on remplace, dans la 4e bénédiction, le mot "magdil"
par "migdol".
 
Ce sont 2 termes de grandeurs qui appartiennent à 2 versets
presque identiques (un dans Tehilim et l'autre dans Chemouel) où seul ce mot
change : Dans l'un il y est écrit "magdil" et dans l'autre "migdol". Nos sages
ont donc décidé d'utiliser ces 2 versés, un pour la semaine et le second pour
les jours où on rajoute la prière de Moussaf.


Bircat Hamzon: Chabbat, Roch Hodesh et Jours de fêtes

Le Chabbat on dira dans la 3e bénédiction "retsé veha'halitsénou...".
Ce paragraphe mentionne la grandeur du chabbat aux "yeux" d'Hachem
tout en lui demandant que l'on soit dans la joie en ce jour de repos et que
l'on puisse assister à la reconstruction de Jérusalem (amen).
 
A Roch 'hodech, les jours de fêtes et à 'hol hamoed, on intercale dans la
3e bénédiction (après "retsé") un paragraphe avec la mention spécifique
du jour en question. Cet ajout demande à Hachem de se rappeler de nous,
de nos ancètres, de Jérusalem et du Machia'h afin qu'Il soit miséricordieux
envers nous.


Le Bircat Hamazon et les femmes 3/3

Si une femme mange à satiété mais ne se souvient plus d'avoir récité
le bircat hamazon alors dans le doute elle s'abstiendra de le redire :
En effet, nos sages ont un doute sur la nature de l'obligation de réciter
le bircat hamazon pour les femmes : obligation de la Torah ou des Rabbanim. 
Donc si en plus elle ne se souvient plus de l'avoir récité, il y a deux doutes
qui se "superposent" ce qui conduit à s'abstenir.
Elle écoutera si possible une autre personne réciter le bircat hamazon
avec l'intention de s'en acquitter.


Le Bircat Hamazon et les femmes 2/3

Une femme très occupée par ses jeunes enfants ne doit pas réciter le bircat
hamazon abrégé. Elle sera seulement dispensée de réciter les hara'haman.
Une femme qui récite le bircat hamazon ne peut pas acquitter son mari ni
son fils, même s'ils sont malades. Cependant, si à posteriori tous les deux
avaient mangés à satiété et qu'elle a récité le bircat hamazon entièrement,
l'homme sera quand même quitte.


Le Bircat Hamazon et les femmes 1/3

Les femmes ont également l'obligation de réciter le bircat hamazon. Bien
qu'elles ne sont pas soumises à l'obligation d'étudier la Torah ni de circoncire
leur fils (c'est une obligation pour le père), elles doivent réciter le texte entier
sans omettre les passages où il est ramené l'obligation de la circoncision et
de l'étude de la Torah.


Birkat Hamazon 6/6

Si on a oublié de faire le bircat hamazon, on pourra le réciter, si on est encore
rassasié, dans les 72 minutes suivant le repas. Passé ce délai, on ne pourra
plus le faire.
Si on ne se souvient plus d'avoir réciter le bircat hamazon :
Quand on ne se souvient plus si on a fait ou non une bénédiction, deux principes
s'imposent : quand cette bénédiction est ordonnée par la torah alors on sera le
plus rigoureux : on recommencera. En revanche, si elle a été instaurée par les
sages alors on s'abstiendra de recommencer.
 
Donc si on a mangé à satiété et qu'on ne se souvient plus si on a récité le bircat
hamazon ou non, on doit le redire car c'est une obligation de la Torah. En revanche,
comme nous l'avons vu dans la Quotidienne Halakhique 1/6, la 4e berakha a été
instituée par les Rabbanim, alors on ne la récitera pas.


Birkat Hamazon 5/6

Il est mieux que chacun ayant participé au repas récite lui-même son birkat
hamazon. Si des membres de la famille ne savent pas le lire alors il est bon
de le réciter à voix haute pour les acquitter. Il faudra néanmoins que chacun
l'apprenne.



Birkat Hamazon 4/6

Avant de faire le birkat hamazon, on doit avoir l'intention de s'acquitter de
la mitsva de la Torah. On ne devra donc rien faire d'autre en le récitant.
On ne s'interrompt pas lorsque l'on fait le birkat hamazon, même pour répondre
au kadich, à la kédoucha, à barekhou ou répondre amen à une bénédiction.
On se lèvera néanmoins lorsqu'un Rav, un érudit, une personne agée ou ses
parents rentrent dans la pièce, même si on est au milieu du birkat hamazon.



Bircat Hamazon 3/6

On doit faire le birkat hamazon à l'endroit où l'on a pris le repas. Si on a
oublié et qu'on est parti avant (ou en cas de force majeure), on retournera
si possible où l'on a mangé. Si c'est impossible, on récitera le birkat
hamazon où l'on se trouve en essayant si possible de re-manger avant un
kazayith (=27 g) de pain.
On doit réciter le birkat hamazon assis, qu'on ait mangé assis ou debout.


Bircat Hamazon 2/6
 
Celui qui a soin de bien réciter le bircat hamazon verra sa subsistance
assurée de façon honorable toute sa vie. Il est bien de le lire et non de
le réciter par coeur tout en pensant au sens des mots.
On peut réciter le bircat hamazon dans la langue que l'on comprend,
mais le dire en hébreu est une mitsva plus grande.
On doit le prononcer de manière à ce que les oreilles entendent les
mots qui sortent de notre bouche.

 
Bircat Hamazon 1/6
 
Littéralement, le bircat hamazon signifie la "bénédiction de la nourriture".
L'obligation de réciter le bircat hamazon provient de la Torah (Dévarim 8,10) :
"Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras l’Eternel pour le bon pays qu’Il
t’a donné."
Le bircat hamazon est composé de 4 bénédictions : les 3 premières ont été
instituées par la Torah (la 1e par Moché, la 2e par Yéhochoua et la 3e par
David et Chlomo) et la dernière a été rajoutée par les Rabbanim de Yavné.
On le récite après avoir mangé plus d'un kazayith (= 27 grammes) de pain
et, pour les séfardim, après un repas de gâteau, pizza, etc. où l'on y mange
plus de 230 grammes.


Le Loulav et l'Etrog

Après avoir utilisé le Loulav et l'Etrog pendant Souccot, on ne peut pas se
"débarrasser" de ces objets ayant servi pour une mitsva en les jetant
simplement à la poubelle.
On gardera le Loulav jusqu'à la veille de Pessah, et on s'en servira de combustible
pour brûler le 'hametz.
Pour le Etrog, certains ont l'habitude de faire de la confiture avec l'étrog et d'en
manger pour Tou bichvat, le Nouvel An des arbres, ou de faire la Berakha de
Bessamim dessus.
Yom Tov aura lieu en diaspora Jeudi 19 et Vendredi 20 Octobre. Sim'hat Torah
commencera jeudi soir.
 
'Hag Samea'h


Chemini Atseret

Chemini Atseret est une fête indépendante. Après Souccot, où Hachem est à
"l'écoute" de l'Humanité toute entière (sacrifices offerts au temple pour toutes
les nations), Chemini Atseret est le moment où le peuple juif retrouve son
intimité avec Hachem.
En diaspora (hors d'Israël), Chemini Atseret et Sim'hat Torah sont célèbrés
deux jours différents.
A l'office de Chemini Atseret on fera le Tikoun Haguechem (prière pour la pluie).
On remplacera à partir de la prière de Moussaf de Chemini Atseret "morid hatal"
(Tu fais tombée la rosée) par "machiv aroua'h oumorid haguechem" (Tu fais
souffler le vent et tomber la pluie)
A Sim'hat Torah, on fera 7 hakafot avec les Sifrei Torah. Et chacun s'efforcera
de manifester sa joie autant que possible avec et en l'honneur de la Torah,
sans toutefois se laisser aller à de la dérision et à des comportements excessifs.
Yom Tov aura lieu en diaspora Jeudi 19 et Vendredi 20 Octobre.
 
Sim'hat Torah commencera jeudi soir.


Hocha'ana Rabba

Le dernier jour de 'hol hamoed souccot, soit cette année Mercredi 19 Octobre
2011, est appelé : Hocha'ana Rabba.
Hocha'ana Rabba, qui signifie "nombreuses implorations", est d'après le Ari Zal
le dernier recours avant la décision finale du jugement qui a été prise à Kippour.
On veillera toute la nuit (de mardi à mercredi) et on étudiera le tikoun (passages
du livre Devarim et du livre de Téhilim). Si on a veillé toute la nuit, on fera Netilath
Yadayim du matin sans berakha puis on récitera toutes les autres bénédictions du
matin (séfaradim).
Durant l'office du matin, on multipliera les séli'hoth et on fera 7 hakafot (tours autour
de la Torah). C'est une "cérémonie" en souvenir des processions du Temple et l'on
demande à Hachem les pluies de bénédiction pour toute la terre et pour toute l'année.
 
Après la prière de Moussaf, on prend 5 branches de saule et on les frappe 5 fois à
terre (c'est un minhag qui a été institué par les Prophètes). On évitera de prendre
les branches de saule du Loulav. On demandera à Hachem d'annuler les mauvais
décrets à notre égard et de nous inscrire dans le livre de la vie.


'Hol Hamo'ed

Les jours compris entre le premier (deuxième hors d'Israël) et le septième jour
sont appelés 'hol hamo'ed. La Torah dit qu'ils sont appelés "saints".
Pour les distinguer des autres jours, il est mieux de s'abstenir de travailler dans
la mesure du possible. On les différencie également des jours normaux en
portant de beaux vêtements, en consommant de la viande, du vin et du pain.
On ne met pas les téfilines pendant 'hol hamo'ed.
 
'Hol Hamo'ed souccot a lieu cette année depuis Samedi 15 Octobre au
                          Mercredi 19 Octobre inclus.


Souccot 4/4

SE REJOUIR A SOUCCOT

L'un des commandements positifs de la Torah est de se réjouir pendant la
fête avec de la viande et du vin. On a également l'obligation de réjouir sa
femme au moyen de ce qu'elle apprécie (chacun selon ses moyens) et on
achètera pour les enfants ce qui leur fait plaisir (sucreries et autres
gourmandises par exemple). Cette obligation s'applique aussi bien pour
Yom Tov que pour 'Hol 'Hamoed.

On honore également la fête par de beaux vêtements.
Bien que l'obligation de se réjouir soit pour toutes les fêtes (Pessa'h,
Chavou'ot et Souccot), on manifestait dans le Beth Hamikdach une joie
tout à fait particulière à Souccot comme il est dit dans Vayikra 23, 40 : "...vous
vous réjouirez devant Hachem, votre D.ieu, pendant 7 jours".

'EROUV TAVCHILIN

Lorsque Yom Tov tombe Vendredi, il est permis de cuisiner le Vendredi pour
le Shabat, à condition d'avoir fait le 'Erouv tavchilin depuis la veille du Yom
Tov, c'est à dire cette année, ce soir avant l'entrée de Yom Tov.
Le 'Erouv Tavchilin consiste à commencer à cuisiner avant le début de Yom
Tov pour le Chabbat qui commencera dès la fin de Yom Tov et on se contentera,
pendant Yom Tov, de terminer les préparatifs déjà commencés avant.
La quantité à préparer dans le cadre du 'Erouv Tavchilin est au minimum un
kabeitsa (=56 g) de pain et un plat cuisiné. La tradition est de prévoir une 'hala
et un oeuf dur.

La veille de Yom Tov (soit mercredi), lorsque nous prenons le pain et l'oeuf dur
pour le mettre de coté en tant que 'Erouv Tavchilin, il faudra dire la berakha :
- ברוך אתה ה' אלקינו מלך העולם אשר קדשנו במצותיו וצונו על מצות עירוב
- Baroukh ata Ado-naï, Elo-hènou, melekh ha‑olam, asher kideshanou bemitzvotav,
vètzivanou ‘al mitsva 'erouv.
- Béni Tu es, Hachem, notre D. Roi de l'univers, qui nous as sanctifiés par Tes
commandements et nous as prescrit le commandement du Erouv.
Ensuite il faut faire la déclaration suivante (dans la langue que l'on comprend) :
"Qu'il nous soit permis, grâce à ce Erouv, de cuire au four, de cuisiner, d'allumer
le feu (avec une flamme déjà existante avant la fête), et de faire tout les préparatifs
nécessaire pour Chabbat pendant Yom Tov."
Pensez à utiliser ou consommer pendant Chabbat le pain et l'oeuf préparé.

Souccot 3/4

Lors de la fête de Souccot, nous avons aussi l'obligation de rassembler "4 espèces"
comme la Torah nous l'apprend : Vayikra 23, 40 "Vous prendrez pour vous, au
premier jour, un fruit de l'arbre hadar (= étrog), des palmes de dattiers (= loulav),
une branche de l'arbre 'avoth (= le hadass : le myrte) et des saules de rivière, vous
vous réjouirez devant Hachem, votre D.ieu, pendant 7 jours"
 
Le loulav, le myrte et les branches de saule doivent être liés (avant Yom Tov).
Cette réunion de ces 3 espèces est communément appelée Loulav.
De même que l'on commencera à construire sa souka immédiatement après
Kippour, nous devons rechercher le plus tôt possible le plus beau Loulav et
le plus bel Etrog.

L'agitation du Loulav dans les 6 points de l'espace signifie avant tout que le
règne d'Hachem s'étend à toutes les extrémités de l'univers. Rattachée à la
saison agricole de l'Automne, c'est une prière gestuelle à Hachem pour
"empêcher les vents mauvais et l'eau néfaste de pourrir la végétation de la
terre" : Soucca 37b.

Le Loulav représente également le peuple juif dans sa diversité :

  • Le palmier donne des fruits comestibles mais n'a pas de parfum : il représente
  • le juif qui pratique en toute simplicité, sans étudier.
  • Le saule n'a ni fruits, ni parfum : il représente le juif qui ne pratique pas et
  • n'étudie pas.
  • Le myrte ne donne pas de fruit mais un bon parfum : il représente le juif
  • qui étudie, mais ne pratique pas.
  • Le cédratier (arbre fruitier donnant l'étrog) possède fruits et parfum : il
  • représente le juif qui pratique et étudie.
Depuis le premier jour de Souccot et jusqu'à Hochaana Rabba, on récitera la
berakha sur le Loulav (sauf Chabbat) :

1. On tient droit le Loulav dans sa main droite (au niveau de la liaison) dans
2. le sens des pousses : le bas vers le sol et la tête vers le haut ;
3. On récitera la berakha "... 'al netilath Loulav" puis le premier jour celle de
4. Chéhé'héyanou ;
5. On saisi l'étrog dans la main gauche et on rapprochera ses 2 mains pour que
6. le loulav et l'étrog se touchent.
7. On agitera les "4 espèces" 3 fois dans chaque direction : Sud, Nord, Est, Haut,
8. Bas et Ouest.
Les femmes sont exemptées de la mitsva de Loulav. Néanmoins, il est bien qu'elles
prennent le Loulav et l'agitent mais sans réciter la berakha.

Souccot 2/4
 
Nous avons la mitsva d'habiter dans la souka pendant 7 jours : Cela signifie que
l'on mange, on dort, on habite, etc. dans la souka de la même façon qu'on vit dans
sa maison le reste de l'année. Et donc pendant 7 jours, la souka doit être considérée
comme "habitation principale" et la maison comme "accessoire".
Mis à part le premier soir où l'on est obligé de manger dans la souka, on est tenu les
autres jours de manger dans la souka seulement si on mange plus d'un kabeitsa
(= 56 gr) de pain ou de gâteaux (voir halakhot sur Netilath Yadayim et Motsi).
Avant de manger, on devra réciter lors du kidouch ou du motsi la berakha "leichev
bassouka" - "demeurer dans la souka"
Les femmes sont exemptées de la mitsva de la souka car c'est une mitsva positive
liée au temps.

Souccot 1/4
 
La fête de Souccot est signifiée par la Torah dans Vayikra 23, 42 : "Dans les souccot,
vous habiterez pendant 7 jours" pour nous rappeler les 40 années d'errance dans le
désert où les "nuées de gloires" nous protégeaient et où nous résidions dans des
souccot (Vayikra 23, 43).
La fête de Souccot se décline en plusieurs temps forts :
  • Souccot : Jeudi 13 et Vendredi 14 Octobre : Yom Tov où tout travail est
  • interdit (à l'exception de cuisiner sous certaines conditions, ainsi que de
  • porter ce qui est nécessaire)
  • 'Hol Hamoed : (demi-fête) où seuls les travaux vraiment nécessaires seront
  • effectués.
  • Hochaana Rabba : Mercredi 19 Octobre : On veille mardi soir pour réciter
  • des passages de la Torah et le livre des Psaumes.
  • Chemini Atsérèt et Sim'ha Torah : Jeudi 20 et Vendredi 21 : Yom Tov où
  • tout travail est interdit (à l'exception de cuisiner sous certaines conditions,
  • ainsi que de porter ce qui est nécessaire)

La fête de Souccot est constituée de 2 mitsvot de la Torah :

  • Habiter et manger dans la souka
  • Les "4 espèces" (sauf Chabbat)

On commencera à construire la souka dès la fin de Kippour afin de passer
directement d'une mitsva à une autre et il est bon que chaque homme participe
à la construction de la souka.
On ne récite pas dans les prières quotidiennes les ta'hanounim (supplications) dès
le lendemain de Kippour et jusqu'à la fin du mois de Tichri.
On ne mettra pas les téfilines pendant toute la durée de la fêtes
('hol Hamoed inclus).

Kippour 3/3

Erratum pour le début de l'article d'hier :
La nuit est soumise aux mêmes règles que le jour : 20 min avant le coucher
du soleil (cette année Vendredi 07 Octobre à 19h00) et toute la journée du
Samedi 08 Octobre jusqu'à la sortie des étoiles à 20h03 (horaires de paris).

  • Le talith :
On a la coutume de s'envelopper du talith dès le soir de Kippour afin de
s'imprégner de respect et de crainte lors de la téfila.
Ce soir, il faudra mettre le talith avant le coucher du soleil (19h18) pour
pouvoir faire la berakha, après le coucher du soleil on s'enveloppera du
talith sans faire la bénédiction. Dans tous les cas, le matin, on refera la
berakha avant de mettre le talith.
Pour la prière de min'ha de Kippour, si on a enlevé son talith durant plus
de 30 minutes, on devra refaire la berakha.

  • Le Chéma Israel :
Le soir et la journée de Kippour, on dira (les femmes aussi) lors du Chéma
Israel, la phrase "baroukh chem kevod..." a voix haute. On marque un temps
d'arrêt entre les mots "baroukh" et "chem".
Cette phrase a été "dérobée" aux anges et pour ne pas les provoquer durant
l'année, on la dit à voix basse. Le jour de Kippour, nous sommes comparés
à des anges, c'est pourquoi nous la disons à voix haute.

  • Les Bénédictions du matin :
Habituellement, dans les bénédictions du matin, on récite la berakha "...cheassa
li col tsorki" - "...qui a pourvu à tous mes besoins". Le jour de Kippour, il nous
est interdit de porter des chaussures en cuir (voir Quotidienne Halakhique Kippour 2/3),
donc il y a un doute si cette berakha s'applique ou pas. En fonction du principe "
dans le doute, on s'abstient", on ne récitera donc pas cette berakha le matin.

  • 'Arvit à la fin de Kippour
Avant de manger, il faudra dire la prière de 'Arvit posément et non pas comme
une corvée "afin de ne pas ressembler à des enfants qui cherchent à se sauver
de leur classe".

  • Bircat Halevana
L'usage est de réciter la bénédiction sur la lune du mois de Tichri à la sortie
de Kippour et non pas avant car, avant Kippour, nous sommes en suspens,
dans l'attente du jugement alors que cette prière doit être récité dans la joie.
(nous verrons ultérieurement les lois concernant la bircat Halevana)

  • Havdala
Avant de manger, il faudra faire la Havdala sur du vin. On pensera à allumer
une veilleuse depuis la veille de Kippour afin de pouvoir faire la bénédiction
sur une bougie déjà allumée. A défaut, on pourra allumer une nouvelle
flamme mais il est préferable d'avoir une flamme allumée depuis la veille.
En revanche, on ne fera pas la bénédiction de la Havdala sur les plantes
aromatiques (Choul'han Aroukh Siman 624)
Toute l'équipe de la Rédaction, vous souhaite Gmar 'Hatimativa Tova et un bon jeûne.

Kippour 2/3

La nuit est soumise aux mêmes règles que le jour : 20 minutes avant le
coucher du soleil (cette année Vendredi 07 Octobre à 19h00) et toute la
journée du Samedi 08 Octobre jusqu'à la sortie des étoiles à 20h03
(horaires de paris).
Il est interdit de manger et de boire, de s'enduire, de mettre des chaussures
en cuir (si la semelle ou le dessus est en cuir), d'avoir des rapports conjugaux
(le couple a le même statut que nidda pour cette journée) et de se laver : on
ne se lavera les mains que jusqu'au bout des phalanges (le matin ou en sortant
des toilettes). Le matin, on pourra passer ses doigts humides sur les yeux
pour les nettoyer.
On ne met pas les Téfilin à Kippour.
Tout le monde à l'obligation de jeûner. Les femmes enceintes et celles
qui allaitent également (consulter un Rav pour toute dispense en cas de
maladie ou faiblesse). Un malade même si ses jours ne sont pas en
danger ou une personne âgée pour qui le jeûne comporte un risque
sont dispensés de jeûner (suivant l'avis d'un medecin religieux ou
d'un Rav).
Les enfants en dessous de 9 ans ne doivent pas jeûner. Ensuite, en
fonction des forces de l'enfant, on pourra décaler son repas de quelques
heures afin qu'il ressente également ce jour. Un enfant, garçon ou fille,
à partir de 12 ans, que ses parents savent en bonne santé et capable
de jeûner, devra le faire toute la journée ou au moins jusqu'à 'hatsot yom
(milieu du jour).
On ne fume pas à Kippour mais il sera néanmoins permis de sentir des
bonnes odeurs.

Kippour 1/3

  • > Se réconcilier avec son prochain
Étant donné que Kippour n'efface pas les fautes commises envers son prochain,
tant que celui-ci ne nous a pas pardonné, il faudra s'efforcer de demander
pardon sincèrement à tous ceux que l'on a pu offenser. Parmi ces personnes,
on commencera par ses parents, vis a vis desquels c'est un devoir sacré
d'implorer le pardon pour toutes les fautes ou manque de respect dont on est
répréhensible. Puis à sa femme ou à son mari en s'excusant d'avoir dit dans
la colère des paroles blessantes ou inexactes.

  • > Kaparoth
C'est un très vieux minag qui consiste à abattre une volaille (un coq pour les
hommes ou une poule pour les femmes) pour chacun des membres de sa
famille. Avant que le cho'het (professionnel qui abat la volaille selon les règles
de cacherout) pratique la che'hita (abattage rituel), on fera tourner la volaille
au dessus de sa tête en disant un texte que l'on trouvera dans les livres de
prières.
Pendant ces kaparoth , il faut être animé d'un désir de repentir et de ne pas
oublier que ce que subit la volaille rappelle les quatre différentes peines de
mort que le beth-din (tribunal juif) pouvait infliger et qui pourraient bien nous
être appliquées...
A défaut de pouvoir pratiquer les Kaparoth, on pourrait donner une somme d
'argent (équivalent à un poulet) au Rabbin de sa communauté.

  • Mikvé
Les hommes ont l'habitude de se tremper dans un mikvé la veille de Kippour
en l'honneur de la fête.
Tout comme pour le Mikvé de la veille de Roch Hachana, le Ben Ich 'Hai
nous rapporte les 5 kavanoth (pensées) que l'on doit avoir lors de 5
immersions totales : voir ici le détail.

  • Dernier repas : la Séouda hamafseket

C'est une mitsva de manger et de boire copieusement la veille de Kippour.

  • Lumière de Kippour
Les femmes allumeront des bougies la veille de Kippour (comme pour
Chabbat ou Yom Tov) en récitant la berakha (avec cette année la
mention de Chabbat) :
"...Achèr kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik ner chel Chabbat
vechel Yom Hakipourim"
"Qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné
d'allumer la lumière de Chabbat et de Yom Kippour".
 
Le minag le plus répandu chez les sefaradim est de ne pas dire la berakha
de Chéhé'héyanou en allumant les bougies, mais les femmes peuvent
penser à s'en acquitter lorsque l'officiant la dira à la synagogue en sortant
le sefer de Kol Nidré.
On pensera à allumer une veilleuse depuis la veille qui restera allumer
jusqu'à la fin de Kippour afin de pouvoir faire la Havdala dessus.


En partenariat avec La Quotidienne Halahique